L'Arabie déclare une guerre économique au Qatar — Rupture diplomatique

Une vue générale de Doha le 24 novembre 2015

Une vue générale de Doha le 24 novembre 2015

En réalité, derrière ces accusations se cache une bataille entre les monarchies de la région dans leur conception de l'islam.

Se sont ajoutées des mesures économiques comme la fermeture de toutes les frontières terrestres et maritimes entre ces pays et le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries ou des restrictions aux déplacements des personnes.

L'émirat a également été exclu de la coalition militaire intervenant au Yémen sous commandement saoudien.

La tenue de la coupe du monde 2022 au Qatar pourrait être remise en cause.

La crise intervient deux semaines après une visite du président américain à Riyad, où Donald Trump a fustigé l'Iran, dont le rapprochement avec le Qatar exaspère ses voisins.

Mais il est accusé par ses détracteurs d'entretenir des liens avec les réseaux jihadistes Al-Qaïda et EI, ainsi que les Frères musulmans, classés "terroristes" par certains pays arabes.

A Abu Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis, l'indice général ADX a chuté de 0,36% pour arriver à 4467.

Du côté du club, on a fait passer le mot dans la presse sportive que la crise actuelle est "une crise diplomatique et politique, comme il s'en est déjà produit par le passé, et qui n'a rien à voir avec l'engagement à long terme des Qatariens". Ils ont ainsi décidé notamment de fermer "dans 24 heures" leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec ce pays qu'ils accusent de soutenir "le terrorisme". Histoire de contourner la dépendance de l'émirat à l'égard de l'Arabie saoudite. Sans convaincre ses voisins. Le Parisien diffuse les mêmes échos et Nabil Ennasri, directeur de l'Observatoire du Qatar en France confirme: "La crise n'aura pas de conséquences sur les investissements du Qatar au PSG".

Qatar Plusieurs grandes compagnies du Golfe ont suspendu leurs vols vers ou depuis Doha, entraînant des perturbations aériennes. La compagnie nationale Qatar Petroleum possède les 50% restants.

Emirates précise sur son site internet qu'elle prend cette mesure " comme demandé par le gouvernement des Émirats arabes unis ".

La Bourse de Doha a chuté de 8% à l'ouverture des transactions.

Dans la journée de lundi, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont rompu leurs liens avec le Qatar.

"Notre relation avec les Etats-Unis est stratégique", a-t-il insisté: "Il y a des choses sur lesquelles nous ne sommes pas d'accord, mais les secteurs dans lesquels nous coopérons sont plus nombreux que ceux dans lesquels nous divergeons".

Le Koweït, également membre du Conseil de coopération du Golfe (CGG), comme l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar, les EAU et Oman, est resté silencieux depuis le début de cette crise. Cette base est cruciale pour la lutte menée contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et Irak par la coalition internationale menée par Washington et dont fait partie Doha.

Riche pays gazier à la politique étrangère controversée, le Qatar avait au départ réagi avec colère aux décisions annoncées par Riyad et ses alliés, les accusant de vouloir le mettre " sous tutelle " et de l'étouffer économiquement.

Dernières nouvelles