L'ONU appelle à sauver les océans pour éviter "une catastrophe mondiale"

Pourra-t-on dans les prochaines années mettre fin au pillage des océans sans rompre avec la politique de l’offre

Pourra-t-on dans les prochaines années mettre fin au pillage des océans sans rompre avec la politique de l’offre

Cette conférence d'une semaine, qui vise à être le changeur de jeu pour inverser le déclin de la santé de nos océans pour les gens, la planète et la prospérité, sera axée sur des solutions avec l'engagement de toutes les parties prenantes.

Le président de l'assemblée générale de l'ONU, Peter Thomson, a rappelé que les délais sont courts pour prendre des décisions en évoquant la diminution des stocks de poissons, ou encore les tonnes de déchets plastiques, ennemi n°1 des océans: "je pense que toute personne sensée ne peut que conclure à la nécessité d'agir de façon urgente", a-t-il expliqué.

"La détérioration des océans a des implications plus larges car elle affecte l'éradication de la pauvreté, la croissance économique, les moyens d'existence durables et l'emploi, la sécurité alimentaire mondiale, la santé humaine et la régulation du climat", ont déclaré les organisateurs.

Malgré leur rôle clé pour préserver la vie sur Terre, les activités de l'Homme sont une menace grandissante pour les écosystèmes marins qu'elles dégradent ou détruisent, déplore l'ONU.

Les habitats côtiers sont aussi sous pression, comme en témoigne la perte d'environ 20% des récifs coralliens mondiaux (20% supplémentaires sont dégradés).

Antonio Guterres a décrit de manière alarmiste l'état des océans, citant une étude récente démontrant que le volume de détritus plastiques pourrait dépasser le volume de poissons dans les mers d'ici 2050, si rien n'est fait.

Le réchauffement planétaire accélère également la fonte des glaces polaires, provoquant une montée du niveau des océans et un accroissement de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans, qui menacent directement les populations côtières, surtout dans les petites îles et dans les pays en développement. Ce nombre doublerait quasiment si les océans montaient de deux mètres.

Le Maroc a été élu, lundi au siège de l'ONU à New York, vice-président de la Conférence des Nations Unies sur les océans, qui se poursuit jusqu'au 9 juin avec la participation de plus de 120 pays.

Le rassemblement, nommé " Nos océans, notre avenir: partenariat pour la mise en œuvre de l'objectif de développement durable 14 " tendra à illustrer les efforts et techniques qui sont mises de l'avant par chaque délégation pour rehausser la qualité des eaux.

A cette fin, l'ONU a ouvert mi-février un registre en ligne pour recueillir les engagements volontaires pris par les États membres, les organisations intergouvernementales, les entreprises, les universités, les ONG et la société civile en vue de protéger le milieu marin. Installée à New-York, la conférence devait initialement se dérouler aux Fidji mais a été déplacée suite au cyclone Winston qui a dévasté l'archipel en 2016.

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