Nouvelle arrestation, 14 personnes en garde à vue

Des passagers à l'aéroport Atatürk d'Istanbul en Turquie le 19 août 2016

Des passagers à l'aéroport Atatürk d'Istanbul en Turquie le 19 août 2016

Salman Abedi, le kamikaze qui a tué vingt-deux personnes et en a blessé soixante-quatre autres, lundi soir à Manchester, a-t-il été aidé?

L'émotion restait vive dans cette grande ville du nord-ouest de l'Angleterre.

Par ailleurs, l'enquête sur l'attentat s'est élargie, tôt lundi, lorsque les policiers ont arrêté un homme de 23 ans le long de la côte sud du pays, à des centaines de kilomètres de Manchester. Le gouvernement britannique a indiqué qu'il était connu des services de sécurité avant l'attentat mais la ministre de l'Intérieur n'a pas précisé quelle était la nature du signalement qui le visait.

"Beaucoup d'informations sortent sur ce qui s'est passé, comment cela s'est passé, ce qu'on aurait su ou pas su avant", a-t-elle déclaré lundi sur Sky News. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier au Royaume-Uni depuis les attaques dans les transports londoniens en 2005 qui avaient fait 52 morts.

Au total, 1000 agents sont mobilisés pour analyser plus de 800 pièces à conviction (dont 205 documents numériques) et procéder à des recherches dans 18 lieux différents, tandis que près de 13 000 heures de vidéosurveillance ont été visionnées.

Samedi, le Royaume-Uni a abaissé son niveau d'alerte de "critique" à "sévère", après que les autorités eurent dit avoir démantelé une bonne partie du réseau terroriste.

L'attentat a mis la sécurité au cœur de la campagne pour les législatives du 8 juin, qui a repris vendredi après avoir été suspendue au lendemain de l'attentat.

La police britannique a publié samedi une photo de l'auteur de l'attentat de Manchester, Salman Abedi, la nuit où il a tué 22 personnes dans un attentat suicide à la fin d'un concert dans la salle du Manchester Arena. Salman Abedi, 22 ans, est vêtu de noir, sweat-shirt à manches longues, doudoune sans manches, jean et chaussures de sport, casquette grise, lunettes... et un sac à dos dans lequel se trouve la bombe. La police est toujours en quête d'informations sur ses déplacements depuis le 18 mai, date de son retour en Grande-Bretagne. Ils pensent que "ce pourrait bien être l'endroit où a été assemblé l'engin" explosif utilisé pour l'attentat, selon le commissaire Ian Hopkins et le responsable de l'anti-terrorisme Neil Basu.

La gare Victoria, jouxtant le lieu de l'explosion et fermée depuis, a annoncé la reprise de son activité mardi. Un fonds d'urgence, mis en place pour aider les proches des victimes, a déjà atteint 5,65 millions de livres. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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