Témoignage accablant de l'ex-chef du FBI contre Donald Trump

Christopher Wray a oeuvré comme procureur en chef adjoint et responsable de la division criminelle du DoJ

Christopher Wray a oeuvré comme procureur en chef adjoint et responsable de la division criminelle du DoJ

L'audition-événement de l'ex-directeur du FBI James Comey a commencé jeudi au Sénat américain, où il doit raconter les interventions du président Donald Trump dans l'enquête sur la Russie avant son limogeage le mois dernier.

Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à coucher sur papier toutes ses conversations avec le président américain, James Comey a répondu qu'il craignait que Trump mente à ce sujet.

16h30: L'ancien chef du FBI a assuré jeudi, lors d'une audition publique très observée devant la commission du Renseignement du Sénat américain, que Donald Trump ne lui a pas spécifiquement demander d'"arrêter" l'enquête sur l'ingérence russe aux Etats-Unis.

En réponse à l'extraordinaire audition de James Comey, la Maison Blanche a rapidement soutenu que le président Trump n'était pas un menteur.

Sarah Sanders, la porte-parole du gouvernement américain a déclaré être "franchement insultée" par ces révélations. Après cette première entrevue avec le président, en janvier à la Trump Tower, James Comey a "immédiatement su qu'il [lui] fallait garder trace" de ces échanges, "pour [se] protéger et protéger le FBI". En effet, le Washington Post rapportait, à la fin du mois de mai, que l'ancien présentateur de télé-réalité avait demandé aux responsables de la communauté du renseignement de l'aider à repousser une enquête menée par le FBI sur une possible collusion entre des membres de son équipe de campagne et la Russie. L'enjeu est de taille: si l'entrave à la justice est confirmée, Donald Trump risquerait d'affronter une procédure de destitution.

A trois reprises entre janvier et mars, M. Comey a effectivement confirmé à M. Trump qu'il n'était pas visé par l'enquête.

Mais il a refusé les demandes répétées du président qui souhaitait qu'il l'exonère publiquement afin de dissiper le "nuage" de l'enquête russe sur sa présidence.

Comey sur Trump et Flynn: pas d'ordre explicite, mais "je l'ai interprété comme une instruction".

Après son tête-à-tête du Bureau ovale, que le président avait préalablement vidé de tous ses conseillers, James Comey a 'imploré' le ministre de la Justice Jeff Sessions 'd'empêcher toute future communication directe entre le président et moi'. "Le FBI est honnête, fort, et sera à jamais indépendant".

Comey a organisé la fuite à la presse de ses notes sur ses rencontres avec Trump.

16h22: L'ancien directeur a accusé l'administration de Donald Trump, qui l'a limogé début mai, de l'avoir "diffamé" ainsi que la police fédérale. "J'ai demandé à un de mes amis de remettre le contenu de mes notes à un journaliste". En parallèle, la Justice a nommé un procureur spécial, Robert Mueller, afin de protéger l'indépendance de l'enquête qui se poursuit...

Comment réagit le président américain?

Les Etats-Unis sont suspendus aux lèvres de James Comey.

Le milliardaire républicain, qui n'avait pas réagi par Twitter ou autrement, s'était dit mercredi "complètement conforté" par ce témoignage, par la voix de son avocat personnel, Marc Kasowitz.

L'ex-directeur du FBI est également revenu sur son renvoi, auquel il ne s'attendait pas. Il a pris la défense de son père, tweetant par exemple: "Connaissant mon père depuis 39 ans, quand il 'ordonne ou demande', il n'y a pas d'ambiguïté, tu sais exactement ce qu'il veut dire".

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