Témoignage accablant de l'ex-chef du FBI contre Trump — Etats-Unis

Ingérence russe Trump n'empêchera pas l'ex-chef du FBI de témoigner
AFP
 SAUL LOEB Nicholas Kamm

Ingérence russe Trump n'empêchera pas l'ex-chef du FBI de témoigner AFP SAUL LOEB Nicholas Kamm

L'ancien directeur de la police fédérale doit éclairer le Congrès sur le rôle du Président dans les différentes affaires russes, et notamment les pressions que ce dernier aurait fait peser sur Comey afin de faire cesser les enquêtes qui ont notamment provoqué la démission d'un proche de Trump, M. Flynn.

Mais plus tard, il a confirmé que M. Trump lui avait demandé sa "loyauté", alors même qu'il supervisait l'enquête sur une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

James Comey explique avoir décidé de prendre des notes écrites de ses échanges avec le président Trump et l'administration en raison de "la nature" de Donald Trump: "ça m'a convaincu de la nécessité de prendre des notes écrites, et des notes écrites détaillées".

L'ancien chef du FBI raconte aussi en détail un dîner à la Maison Blanche du 27 janvier, lors duquel Donald Trump lui aurait dit: 'J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté'.

En revanche, il estime que les propos du président des États-Unis, lui demandant de "trouver une façon d'abandonner cela, de lâcher Flynn", du nom de Michael Flynn, un personnage central de l'affaire russe, représentait bien une "instruction". "Non avec des armes ou des missiles, mais avec des agents d'espionnage afin d'interférer dans un processus électoral de première importance", a déclaré Mark Warner, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, avant que l'audition de James Comey ne débute.

Dans un communiqué, l'avocat personnel de Donald Trump, Marc Kasowitz, a affirmé que celui-ci était "complètement conforté" par le témoignage de l'ancien directeur.

Mais, réticent à intervenir politiquement, il a refusé les demandes répétées du président qui lui demandait de l'exonérer en public afin de dissiper le "nuage" que l'enquête russe fait peser sur sa présidence. Il a pesé dans le duel entre Clinton et Trump en annonçant à onze jours du scrutin que l'enquête sur les mails de la candidate démocrate était rouverte suite à la découverte de nouveaux courriels qui se sont en fait révélés être des doublons sans importance.

Fait exceptionnel pour une audition au Sénat, fut-elle publique, les confessions de James Comey seront retransmises sur les trois grands réseaux de la télévision américaine, ABC, CBS et NBC, et sur les principales chaînes d'information. Plutôt que de s'aventurer sur le terrain de la destitution, les démocrates s'attachent pour l'instant à collecter les faits. " a demandé Richard Burr, le président républicain de la commission". "Il faut convaincre le Congrès et le pays que son comportement était si grave qu'il nécessite cette solution". En clair, il ne devrait rien révéler sur la Russie, afin de ne pas interférer avec l'enquête pilotée par le procureur spécial Robert Mueller.

La diffusion de cette déclaration de M. Comey, autorisée par l'intéressé, a en tout cas perturbé les plans du président, relève The New York Times, éclipsant la nomination d'un nouveau directeur du FBI, Christopher A. Wray, annoncée dans la matinée par Donald Trump.

Donald Trump aréagi via son avocat. La cote de popularité du 45e dirigeant américain restait cette semaine historiquement basse, à 38% d'opinions favorables selon Gallup.

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