Législatives anticipées au Royaume-Uni : suspens à Westminster

Grande-Bretagne: élections pré-Brexit plus compliquées que prévu pour May

Grande-Bretagne : à la veille des élections, le Labour en pleine bourre

Les conservateurs de la Première ministre Theresa May restaient favoris des instituts de sondages, qui n'ont pas toujours vu juste notamment aux élections de 2015.

Les Travaillistes de Jeremy Corbyn, donnés deuxièmes, ne remettent pas en question le Brexit, mais souhaitent éviter un bras de fer avec Bruxelles et conserver des liens aussi étroits que possible avec les Vingt-Sept.

A cet instant Theresa May "ne voulait prendre aucun risque" et comptait profiter d'un contexte qui "ne pouvait être plus favorable" [Le Monde]. "Jusque-là, lors des élections générales, l'Ecosse votait en très grande majorité pour le Parti travailliste".

C'est le 18 avril dernier que la locataire du 10 Downing Street avait créé la surprise "en plein débat sur les contours du Brexit, en annonçant des élections législatives anticipées", rappelle Le Figaro.

Il est à noter qu'en dépit de son opposition à la sortie du Royaume-Uni de l'UE, Corbyn n'a pas l'intention de contester les résultats du référendum. En effet, le Labour était "moribond", dirigé par un "dinosaure impopulaire et inaudible", tandis que "les conservateurs se tenaient au garde à vous devant cette Première ministre de combat, partisane d'un 'hard Brexit'", analyse le journal.

Elle interviennent trois ans avant le terme normal de la législature, et moins d'un an après l'arrivée de Mme May à la tête du gouvernement à la suite du référendum ouvrant la voie au Brexit.

Jeremy Corbyn a promis mardi de recruter 10'000 nouveaux policiers et 1000 agents supplémentaires pour les services de renseignements. De son côté, Theresa May s'est dite prête à restreindre certains droits fondamentaux pour réduire la liberté de mouvement des personnes suspectées d'activité terroriste, et faciliter leur expulsion du territoire britannique. Ainsi, un parti peut être majoritaire, à la Chambre des communes, même s'il obtient moins de 50% des voix sur l'ensemble du pays. "Si les textes qui définissent les droits de l'Homme nous empêchent de combattre l'extrémisme et le terrorisme, alors nous modifierons ces lois pour protéger les Britanniques", a-t-elle dit, s'attirant les foudres de l'ONG Human Rights Watch.

Au cœur de cette campagne: la sortie de la zone euro, l'immigration, la santé et la sécurité.

Mais jusqu'à quand? Pragmatique, Sean met en garde: si le Labour descend sous les 150 sièges aux législatives (contre 229 lors de la dernière législature), alors "oui, je crois qu'il devra démissionner". Des résultats complets sont attendus dans la nuit entre 03h00 (02h00 GMT) et 06h00 (05h00 GMT).

Dans ce climat d'incertitude, Theresa May a averti que, si son parti perdait la majorité, le pays serait gouverné par un gouvernement dirigé par Jeremy Corbyn et l'indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon. Sans majorité absolue, les conservateurs devraient former une coalition, ou assumer un gouvernement minoritaire. "En tant que responsable de la sécurité depuis sept ans, soit comme ministre de l'Intérieur soit comme Première ministre, il lui est difficile de proposer des choses radicalement nouvelles", souligne Mark Garnett, maître de conférence à l'université de Lancaster.

Oui en partie. Défendre le maintien dans l'Union européenne puis négocier les modalités de départ est difficilement compréhensible.

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