L'État islamique revendique l'attentat de Londres, un Français parmi les tués

17 h 35: Deux personnes ont été arrêtées dans le Merseyside après la diffusion de deux vidéos distinctes sur internet montrant des hommes qui commentent les attaques de Londres.

Plusieurs témoins ont déclaré avoir entendu les assaillants hurler: 'C'est pour Allah!'. Deux jours après l'attaque en plein de centre-ville, l'Etat islamique a finalement revendiqué l'attaque qui a ensanglanté la ville britannique, dans un communiqué publié dans Amaq, l'agence de propagande du groupe djihadiste.

Il s'agit de la troisième attaque à caractère terroriste en moins de trois mois en Grande-Bretagne.

La police a d'abord dévoilé lundi l'identité de deux des assaillants. Les auteurs de l'attentat portaient de faux gilets explosifs pour accroître la panique.

De l'autre côté de la Tamise, dans la City, le quartier des affaires, c'est "business as usual", relève Alister, un juriste de 27 ans.

"Un total de 36 personnes reçoivent toujours des soins dans cinq hôpitaux londoniens, et 18 d'entre elles sont toujours dans un état critique", a dit le NHS. Selon ses amis, il a cherché à défendre avec son skateboard une femme attaquée par les assaillants à Borough Market.

L'attentat s'est produit quelques minutes après la fin de la finale de la Ligue des champions, dans un quartier où beaucoup de spectateurs s'étaient rassemblés pour suivre le match dans les bars.

Les noms des assaillants n'ont pas été encore révélés par la police mais la presse présente l'un d'eux comme un "père de famille".

La priorité des enquêteurs est de s'assurer que les trois suspects abattus n'aient pas des complices prêts à agir.

Pour William Narvaez, "la vérité est que nous tous qui vivons à Londres sommes meurtris". "Sans hésiter, habillé en civil, il s'est précipité et a essayé d'aider avant d'être malheureusement grièvement blessé en faisant montre d'héroïsme", a dit la cheffe de la police londonienne Cressida Dick sur la BBC.

Douze personnes avaient déjà été interpellées dimanche à Barking, puis relâchées sans charges retenues contre elles. Il était connu des services de sécurité, qui n'avaient pas d'éléments laissant penser qu'il préparait un attentat. Selon la chaîne de télévision publique irlandaise RTE, il avait vécu à Dublin. Rachid Redouane, 30 ans, se présentait comme d'origine marocaine et libyenne, et était inconnu des services.

D'après sa mère, l'agresseur du jeune homme de 23 ans a crié: "C'est pour ma famille, c'est pour l'islam".

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