Le revers de Theresa May fait dégringoler la livre

Législatives Theresa May perd sa majorité absolue

DIRECT. Les Britanniques votent pour des législatives sous haute tension

Theresa May n'ayant pas obtenu le mandat clair qu'elle cherchait auprès des électeurs et sa majorité absolue semblant compromise, l'incertitude pèse à présent sur le déroulement du Brexit et aussi sur la position britannique dans ces négociations, qui doivent s'ouvrir à partir du 19 juin.

Selon la chaîne de télévision Sky News, le Parti démocrate unioniste d'Irlande du Nord (DUP, protestant) apportera son soutient à Theresa May au Parlement.

Mme May, qui avait convoqué ce scrutin anticipé dans le seul but de renforcer sa majorité existante, a vu sa stratégie échouer. Si le Parti conservateur demeure le principal parti de la Chambre des communes, il y a perdu une douzaine de sièges, et l'opposition travailliste en a gagné une trentaine.

Le Royaume-Uni est supposé quitter l'Union européenne fin mars 2019, soit deux ans après le lancement officiel de la procédure de sortie par Mme May, le 29 mars de cette année.

Nigel Farage, ancien leader du parti europhobe Ukip, est inquiet.

Au sein même des Tories, l'ancienne ministre Anna Soubry a estimé que la Première ministre devait envisager une démission, soulignant qu'elle se trouvait "dans une situation très difficile".

Elle cotait 1,2756 dollar peu après 10H30 GMT, contre 1,2950 dollar la veille à 21H00 GMT, soit une baisse d'un peu moins de 2%.

Le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger, a insisté sur le fait que l'UE avait besoin d'un gouvernement britannique "capable d'agir", sans quoi "il y a un danger que les négociations soient mauvaises pour les deux parties". La cheffe du gouvernement écossais réclame ce second référendum, après celui perdu par les indépendantistes en 2014, refusant que l'Ecosse, majoritairement europhile, soit entrainée dans le Brexit contre son gré.

- Premier ministre français Edouard Philippe: "une forme de surprise", mais qui ne remet pas "en cause" la position des Britanniques sur le Brexit.

"J'espère que nous ne serons pas confrontés à un retard supplémentaire dans la conclusion de ces négociations", a déclaré depuis Prague le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, en marge d'une conférence ministérielle sur la sécurité et la défense de l'UE. "Unissons nos efforts pour conclure un accord".

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a mis en garde contre une absence d'accord. Pour Mike Finn, de l'université de Warwick, le Royaume-Uni s'expose "à une période de coalition ou à de nouvelles élections".

Malgré ce résultat en retrait, le SNP arrive en tête dans la province qui s'était largement prononcée contre le Brexit, et sa dirigeante Nicola Sturgeon s'est dite toujours aussi déterminée à organiser un nouveau référendum d'autodétermination.

La Première ministre aura également du mal à imposer son autorité à son propre parti et risque d'être davantage redevable aux eurosceptiques de son camp. Son énorme pari s'est retourné contre elle de manière spectaculaire.

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