La présidence Trump ébranlée par la charge de Comey

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Wall Street recule à lapproche dun jeudi chargé | Crédits

Dans ces écrits, M. Comey décrivait sa gêne face aux requêtes "dérangeantes" du président, qui lui aurait dit "espérer" qu'il "abandonne" l'enquête sur Michael Flynn, soupçonné de mensonges relatifs à ses discussions avec l'ambassadeur russe.

Pour l'ancien patron du FBI, la raison de son renvoi est à chercher dans l'enquête qu'il menait sur l'ingérence russe dans la campagne électorale américaine et sur les liens de l'entourage de Donald Trump avec Moscou.

Suspendus aux paroles de M. Comey, les spectateurs ont parfois ouvert de grands yeux au fil des révélations de l'ancien chef du FBI, dont certaines ont de quoi ébranler le président des Etats-Unis.

Et, durant une audition de deux heures et demie retransmise en direct sur toutes les chaînes de télévision, il n'a fait aucune véritable révélation, reprenant notamment dans une déclaration liminaire des éléments publiés la veille.

Il a accusé l'administration de l'avoir "diffamé" après son départ, défendant l'honneur du FBI, qu'il dirigeait depuis 2013. Et sous-entendu que le président lui-même était un menteur.

"Sur le fond comme sur la forme, le président n'a jamais dit à James Comey: "J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté", a affirmé l'avocat de Donald Trump, le 8 juin, reprenant les propos de l'ex-directeur du FBI.

Le journal souligne également que l'avocat a réussi à convaincre le Président qu'il adopterait un style de défense agressif et porterait un "coup " contre l'ancien directeur du FBI.

James Comey a indiqué par ailleurs avoir lui-même organisé les fuites à la presse de notes sur ses rencontres avec le président, pour faire ouvrir une enquête indépendante sur les ingérences russes dans l'élection.

Jeudi, James Comey a été auditionné par le Congrès.

Si important que fût un témoignage qui se trouve à creuser la tombe du président, M. Comey n'a pas pour autant apporté de preuve déterminante - si tant est que cela était son rôle - soutenant que le président se soit rendu coupable d'entrave à la justice et, ce faisant, qu'il était susceptible de mériter la destitution. "C'est un homme bien", aurait ainsi plaidé Donald Trump le 14 février. Donald Trump, lui, s'est fait très discret. "Il est le président des Etats-Unis, seul avec moi, il dit qu'il espère ceci, je l'ai interprété comme une demande de sa part".

M. Comey a révélé qu'il avait en fait demandé à un ami proche, professeur de droit à l'Université Columbia, de les transmettre à des journalistes afin de précipiter la nomination d'un procureur spécial - décision à laquelle le département de la Justice s'est finalement résolu le 17 mai. J'ai vu le tweet sur les enregistrements.

Il ajoute ensuite: "Wow, Comey a fait couler des informations". "Je l'ai pris comme quelque chose de très dérangeant, mais je suis sûr que le procureur indépendant" nommé par le ministère de la Justice sur l'affaire russe, Robert Mueller, "travaillera à cette conclusion pour trouver l'intention et savoir si c'est un délit", a déclaré M. Comey.

"Malgré tant de faux témoignages et de mensonges, confirmation totale et complète.et WOW, Comey est une balance!", a-t-il écrit sur Twitter, alors qu'il s'était gardé de s'exprimer pendant l'audition de James Comey laissant à son avocat personnel le soin de communiquer.

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