RAM suspend ses escales à Doha — Crise au Qatar

Anwar Gargash le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères lors d'une interview avec l'AFP le 7 juin 2017 à Duba

RAM suspend ses escales à Doha — Crise au Qatar

Le petit pays du Golfe abrite en effet la base militaire américaine stratégique d'Al-Udeid, pièce maîtresse, avec ses 10.000 hommes, du dispositif des Etats-Unis au Moyen-Orient. Nouakchott accuse le Qatar de "soutenir des organisations terroristes, de propager des idées extrémistes et de semer l'anarchie ".

Le fait que le blocus arabe du Qatar ait été annoncé peu après la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite a conforté une partie de l'opinion et des responsables politiques turcs dans la théorie du complot et l'antiaméricainisme en vogue dans le pays. Ces pays ont rompu leurs relations diplomatiques et fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec lui, lundi 5 juin.

Le ballet diplomatique se poursuit en parallèle.

"Les entretiens avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn porteront sur les derniers développements régionaux", selon le communiqué.

La vraie menace pour la compagnie du Golfe proviendrait d'une interdiction du survol des pays voisins, mesure que pour l'instant seule l'Arabie saoudite a osé prendre.

Cette crise provoque l'embarras de nombreux pays étrangers, dont les Etats-Unis, qui disposent d'une immense base militaire au Qatar. D'aucuns parlent déjà d'Etat comorien pas si souverain puisqu'apparemment assujetti à l'Arabie saoudite qui soutient Moroni chaque année à grands coups de centaines de millions de pétrodollars.

Donald Trump avait d'abord pris le parti du camp saoudien, à l'initiative de la rupture avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme islamiste.

"Le Qatar reste essentiel aux opérations aériennes de la coalition pour combattre l'EI et dans la région", a-t-il souligné.

"Par ailleurs, le numéro un américain a remercié l'Arabie saoudite pour avoir accueilli un sommet " historique " entre les États-Unis et plus de 50 nations, notant qu'il devrait servir de plate-forme marquant " le début de la fin du terrorisme ".

Tout en le qualifiant "d'homme sage" et de "figure paternelle" du Golfe, le ministre émirati Anwar Gargash a déclaré à l'AFP que les conditions n'étaient pas encore réunies pour une véritable médiation. "Mais nous le ferons dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe (CCG)". Il accueille notamment des membres des taliban afghans, du Hamas palestinien et du Front islamique du salut (FIS) algérien. Il a exclu également toute escalade militaire.

Pour mener à bien sa politique d'isolement du Qatar, l'Arabie Saoudite met-elle en branle ses relations en Afrique?

Dernières nouvelles