Après 196 jours passés dans l'espace, Thomas Pesquet a rejoint la Terre

Retour sur Terre de Thomas Pesquet 2/06/2017        Crédit Image: AFP

Retour sur Terre de Thomas Pesquet 2/06/2017 Crédit Image: AFP

Après un séjour de près de 200 jours dans l'espace, le spationaute français Thomas Pesquet, 39 ans, et le cosmonaute russe Oleg Novitski ont atterri à 16 h 10 au Kazakhstan.

L'astronaute français Thomas Pesquet a déclaré samedi qu'il se réadaptait "petit à petit" à la gravité, après son atterrissage, "pas vraiment" doux mais qui ressemblait plutôt à "un petit accident de voiture" avec tonneaux. Quant à l'Américaine Peggy Whitson, qui avait fait le voyage aller à leurs côtés, elle prolongera sa mission à bord de l'ISS de trois mois. Après son atterrissage au Kazakhstan, Thomas Pesquet s'envolera pour Cologne en Allemagne où se trouve le Centre européen des astronautes.

Formé à l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Isae-Supaero) de Toulouse, passé de 2002 à 204 par le Cnes en tant qu'ingénieur-chercheur, Thomas Pesquet est ensuite devenu pilote de ligne.

"Une heure de vol de la Station spatiale - le moment pendant lequel Thomas Pesquet photographie les aéroports qu'il survole sur Terre -, c'est 600.000 euros". Alors que quand pendant les 6 mois où il était là-haut il s'est passé des choses absolument exceptionnelles dans le système solaire.

Le module de descente, qui abrite les deux astronautes, va lui aussi affronter des températures allant jusqu'à 1600°C en raison du frottement de l'atmosphère sur le bouclier thermique.

La chaîne Science & Vie TV bouleversera sa grille des programmes pour couvrir l'incroyable descente sur Terre de Soyouz.

D'une durée de 3h30, son périple de retour depuis l'ISS qui orbite à 400km au-dessus de la Terre, a été suivi en direct par quelque 2.600 passionnés, accueillis pour l'occasion à la Cité de l'espace à Toulouse.

A une dizaine de kilomètres d'altitude, les parachutes se déploieront, freinant encore le Soyouz.

Dans une vidéo réalisée par l'ESA, le Français fait part de ses premières impressions. Encore dans son scaphandre, il a téléphoné à ses proches, avant de s'adresser à Macron, qui l'observait depuis le Centre national d'études spatiales à Paris. L'état de quasi-apesanteur dans lequel il était baigné lui a permis d'effectuer des expériences inédites, à commencer par les effets de cette microgravité sur son propre corps. Il dormira dans un laboratoire de la ville où l'équipe médicale de l'Agence spatiale européenne surveillera sa réadaptation à la gravité.

Une minute avant l'atterrissage, six propulseurs s'allumeront pour freiner encore la capsule à la vitesse de 8 km/h, jusqu'à 1 m du sol. Il sera également soumis à une batterie de tests et d'examens médicaux à visée scientifique.

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