Brexit - Angela Merkel veut démarrer rapidement les négociations

Législatives britanniques- Gillian HANDYSIDE

Législatives britanniques- Gillian HANDYSIDE

Le calendrier imposé par les traités "ne nous permet pas de perdre du temps", a insisté le président du Conseil européen Donald Tusk dans une "lettre de félicitations" à Mme May, qualifiant ces discussions de "tâche urgente".

Parallèlement, les Tories commencent aussi les discussions avec le parti unioniste nord-irlandais du DUP dont ils ont désormais cruellement besoin. Nous savons quand elles doivent s'achever. "Unissons nos efforts pour conclure un accord", a-t-il tweeté.

Elle a déclaré qu'elle formerait un gouvernement capable de rassurer et de faire avancer le Royaume-Uni, réaffirmant son engagement à poursuivre le processus de sortie de l'Union européenne.

Or, les pourparlers entre l'UE et Londres n'ont toujours pas commencé sur le fond.

"Dans la nuit de jeudi à vendredi, le chef du Parti travailliste a appelé Theresa May à démissionner".

À quelques jours de l'ouverture des négociations sur le Brexit, le soutien des dix élus du DUP, parti régionaliste protestant ultra-conservateur, était indispensable pour offrir une majorité de gouvernement aux conservateurs de Mme May, qui ont subi jeudi un échec cinglant. "Un nouveau but contre son camp -après Cameron, maintenant May- va rendre encore plus complexe des négociations déjà complexes", s'est-il désolé.

La Grande-Bretagne restera dans l'Europe en dépit du Brexit, a ajouté Angela Merkel.

"Les Britanniques doivent négocier la sortie (de l'UE) mais avec un partenaire de négociations faible, il y a un danger que les négociations soient mauvaises pour les deux parties", a-t-il dit à la radio allemande Deutschlandfunk.

"L'horloge tourne, le Royaume-Uni est profondément divisé", a pour sa part souligné, également sur Twitter, Manfred Weber, le chef de file du PPE (Parti populaire européen, droite), principal groupe politique du Parlement européen.

Mme May "voulait de la stabilité mais a plutôt apporté le chaos à son pays", a-t-il estimé. Mais les élections se sont soldées par un camouflet pour le parti conservateur britannique qui a perdu sa majorité absolue au Parlement, un résultat susceptible de compliquer les négociations du Brexit.

"Mme May misait sur ces élections pour obtenir un " mandat clair " afin de négocier à partir du 19 juin un Brexit " dur", soit une sortie de l'Union européenne impliquant une sortie du marché unique afin de reprendre le contrôle de l'immigration.

Mais les travaillistes de Jeremy Corbyn ont contrarié ces plans au terme d'une campagne réussie. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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