Retour sur Terre pour Thomas Pesquet et son collègue russe

A 10h47 GMT (12h47 heure de Paris), les deux hommes avaient quitté l'ISS à bord du vaisseau Soyouz où ils avaient pris place quelques heures auparavant.

Son collègue et commandant de bord du Soyouz, Oleg Novitski, 45 ans, est pour sa part un ancien pilote de l'armée de l'air russe, père de deux petites filles. Il avait déjà passé cinq mois sur l'ISS en 2012 et 2013.

Pendant cette deuxième mission de 196 jours, il a effectué une cinquantaine d'expériences scientifiques pour le compte de l'agence spatiale russe Roskosmos.

"Les deux cosmonautes ont rempli toutes les tâches qui leur avaient été confiées de façon satisfaisante".

Bref, tout le monde attend désormais Thomas Pesquet de pied ferme, et le Rouennais va sans doute être embarqué dans un intense tourbillon médiatique après son retour sur Terre.

Ce phénomène touche également les individus sur terre selon Bernard Comet, médecin à l'Institut de médecine et physiologie spatiales (Medes) de Toulouse interrogé par Le Parisien : "Tout terrien vit la même chose chaque nuit dans son lit, Au réveil, on est un peu plus grand qu'au coucher, mais ça ne dure que quelques minutes". "Il a rempli tous les objectifs fixés que ce soit sur le plan scientifique ou la maintenance de l'ISS". Enfin, Philippe Droneau, directeur des publics de la Cité de l'espace sera avec nous pour évoquer l'aspect grand public de la mission Proxima en compagnie d'un écolier invité, qui a suivi la mission comme projet pédagogique.

Jean-François Clervoy, astronaute, se souvient ainsi d'un retour d'une de ses missions: "J'avais l'impression d'être en plomb", résume-t-il.

Le désamarrage de la Station est prévu vers 10H50 GMT (12h50 heure de Paris).

À savoir que ce n'est qu'à 15 minutes de l'atterrissage (et à une dizaine de kilomètres d'altitude) que les premiers parachutes du vaisseau se déploieront, permettant ainsi de réduire sa vitesse de 800 km/h à 285 km/h. Le Français qui a réalisé une partie de ses études à Toulouse doit atterrir le 2 juin dans la steppe kazakhe aux alentours de 16h09 (heure de Paris). Le module orbital et le module de service, devenus inutiles, s'éloigneront et brûleront dans l'atmosphère. Le module de descente, avec les deux astronautes, affrontera des températures allant jusqu'à 1600°C, en raison du frottement de l'atmosphère sur le bouclier thermique. Après six mois et demi en apesanteur, les astronautes retrouveront brutalement la gravité et ressentiront jusqu'à quatre fois leur poids pendant la décélération. A moins d'un mètre du sol, des rétrofusées se sont allumées pour ralentir davantage la vitesse du module.

Le président français Emmanuel Macron, qui assistait à Paris à la retransmission en direct organisée au Cnes, l'agence spatiale française, a applaudi lors de l'atterrissage.

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