"Ce titre sera l'un des plus spéciaux" — Nadal

Le verbe décimer se conjugue donc parfaitement en espagnol. Un combat de poids lourds. Des joueurs qui n'aiment pas mordre la poussière.

Wawrinka, le plus vieux finaliste à Paris, à 32 ans, depuis Niki Pilic en 1973, n'a jamais trouvé de solution.

Wawrinka disputait sa quatrième finale de Grand Chelem après l'Open d'Australie 2014, Roland-Garros 2015 et l'US Open 2016.

Il y a neuf ans, Rafael Nadal avait parachevé son récital en détruisant en finale Roger Federer, auquel il n'avait laissé que quatre petits jeux.

Né d'une mère commerçante et d'un père chef d'entreprise à Manacor, la troisième ville d'une île à laquelle il est toujours resté passionnément attaché, Nadal a passé son enfance dans un immeuble où logeait toute sa famille, ou plutôt son clan, tant un esprit de corps à la méditerranéenne soudait tous ses membres (à cet égard la séparation de ses parents, en 2009, a été une très rude épreuve). Mais il n'est jamais parvenu à contrer son adversaire sur un coup droit littéralement stratosphérique. "Une finale de Grand Chelem, on ne vit pas ça tous les jours". Personne dans l'histoire de l'ère Open, commencée en 1968, n'avait remporté le même Grand Chelem à dix reprises. Et dans cette finale face à Stan Wawrinka, le match était à sens unique avec un score fleuve: 6-2, 6-3, 6-1. La seule chose qui m'a stressé, c'est quand j'ai vu que je pouvais gagner. C'est très spécial. Ce que je vis ici est impossible à décrire. "Quand vous entrez, il faut se focaliser sur ce que vous savez faire".

Pour la première fois depuis 2014, Rafael Nadal a remporté Roland Garros.

Certes la saison sur terre battue, qu'il termine avec une seule défaite contre l'Autrichien Dominic Thiem à Rome (rival qu'il a écrasé en demi-finale de Roland-Garros), est la plus favorable à son jeu.

Nadal termine ce séjour parisien en n'ayant cédé aucun set et seulement 35 jeux, en sept matches. Comme à ses plus belles heures. Nadal déroule, impressionne semble indestructible.

" Quand vous gagnez ce genre de titres, vous pouvez atteindre n'importe quel classement. J'étais beaucoup trop hésitant dans mes choix", a souligné Stan Wawrinka. C'est à se demander d'ailleurs, s'il peut être battu. On attendra ce soir pour se prononcer définitivement sur la qualité globale du cru 2017, mais rien que pour l'excitation que suscite la perspective de cette finale, ça valait le coup de se cogner une quinzaine pas toujours exaltante.

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