"Personne ne peut dicter la politique étrangère" du Qatar (ministre qatari)

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Il a tenu ces propos en recevant à Moscou le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, qui effectue une tournée à l'étranger pour défendre la position du petit émirat au centre d'une crise sans précédent dans le Golfe.

Les chefs des diplomaties russe et qatarie ont débattu des problèmes actuels au Moyen-Orient et se sont notamment penchés sur la récente détérioration des relations entre le Qatar et un certain nombre d'autre États de la région, selon le communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères.

Si l'Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l'Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, Doha dispose toujours du soutien d'Ankara.

Sergueï Lavrov a précisé que Moscou était prêt à agir "avec le consentement et dans l'intérêt des parties impliquées", afin de résoudre le conflit diplomatique, ajoutant que les pays du monde arabe devraient s'unir pour combattre efficacement le terrorisme. Le blocus dont le pays fait l'objet pourrait créer une crise humanitaire du fait qu'il importe une grande partie de ses produits consommés. Mais quelques heures plus tard, Donald Trump avait accusé le petit émirat d'avoir été "historiquement une source de financement du terrorisme à un très haut niveau", reprenant ainsi l'argument principal de l'Arabie saoudite et de ses alliés. Ils n'ont en revanche pas répondu à l'appel du département d'Etat américain qui leur demandait d'alléger la pression sur Doha. 'J'ai une requête à formuler au gouvernement saoudien: vous êtes le plus grand pays du Golfe, le plus puissant (.) vous devriez y donner le signal de la fraternité, vous devriez rassembler tout le monde', a déclaré vendredi le président, Recep Tayyip Erdogan.

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite inquiète de la situation au Qatar.

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