Le parti d'Emmanuel Macron fortement en avance — Législatives en France

LEGISLATIVES EN FRANCE : La République en marche largement en tête

Raz-de-marée en vue pour En marche ! aux législatives

"Le message des Français est sans ambiguïté (…) vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a déclaré Edouard Philippe, lors d'une déclaration à la presse. Les ténors du parti ne sont pas épargnés: Jean-Christophe Cambadélis, Benoît Hamon, Emmanuelle Cosse, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou ou Matthias Fekl sont tous éliminés dès le premier tour. Un autre ancien locataire de Matignon Bernard Cazeneuve a appelé à "rebâtir la gauche de gouvernement".

La droite, qui espérait en début de campagne priver le président Macron de majorité, terminerait avec 80 à 132 élus.

Chef de la campagne de la droite aux législatives, François Baroin a appelé à la mobilisation pour éviter des "pouvoirs concentrés" dans "un seul et même parti".

Après avoir été qualifié au second tour de la présidentielle, le Front national obtiendrait entre un et dix sièges. Avec un score de 13 à 14 % très éloigné du score de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle (21,30 %).

Le vice-président du parti d'extrême droite français Front National, Florian Philippot, a reconnu " une déception dans le score " de son parti, qui aurait recueilli environ 13% des suffrages aux législatives dimanche.

Mme Le Pen, en tête avec 46% des voix dans le Pas-de-Calais, a centré sa riposte sur le "taux d'abstention catastrophique" qui "pose la question du mode de scrutin" majoritaire. La France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, est crédité de 8 à 18 sièges. Mais "la division des forces de gauche se paie très cher", regrette le dirigeant communiste Pierre Laurent, critiquant le refus d'alliance de M. Mélenchon, qui avait réuni plus de 19 % des voix au 1er tour de la présidentielle.

Quelque 32,32% des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour un candidat de La République en marche (LREM) ou du MoDem.

Ce premier dimanche d'élections a aussi connu le plus haut taux d'abstention lors du premier tour des législatives de l'histoire française, un record qui remontait auparavant aux législatives de 2012. Toutefois le parti macroniste est en passe d'obtenir une des plus larges majorités de la Ve République, sans effacer le record de l'UDF-RPR en 1993 (484 sièges).

Selon des résultats partiels, Bruno Le Maire (ministre de l'Economie), Richard Ferrand (ministre de la Cohésion des territoires) et Christophe Castaner (secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement) sont en ballottage favorable.

Parmi les six ministres candidats, cinq sont largement en tête dans leur circonscription, seule Annick Girardin étant en difficulté.

Au premier abord, les chiffres donnent le tournis: jusqu'à 440 députés sur 577 à l'Assemblée seront du parti La République en marche d'Emmanuel Macron.

Fort d'une probable majorité à l'Assemblée, Emmanuel Macron aura les mains libres pour appliquer, comme promis, son programme de réformes sociales-libérales: moralisation d'une vie politique minée par les affaires, assouplissement du droit du travail - au risque de s'attirer les foudres des syndicats - ou encore réduction des déficits publics, pour se conformer aux règles européennes.

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