Des rédactions inquiètes pour l"indépendance" de la presse — Exécutif

Emmanuel Macron lors du premier tour de l'élection présidentielle le 7 mai 2017 au Touquet           Eric FEFERBERG- AFP  Archives

Emmanuel Macron lors du premier tour de l'élection présidentielle le 7 mai 2017 au Touquet Eric FEFERBERG- AFP Archives

Les sociétés des journalistes de l'AFP, Alternatives économiques, BFM-TV, Les Echos, Europe 1, L'Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, La Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre. "Or, la semaine dernière, ce sont cette fois deux ministres qui ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants, quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", poursuit le texte.

Une plainte contre X pour vol et recel de documents avait été déposée le 8 juin par l'administration du ministère après la publication par le quotidien Libération d'une série de "pistes" de réformes qui avaient mis le feu aux poudres et qui provenaient, selon le journal, de documents "de la Direction générale du travail". Le syndicat SNJ-CGT y a vu pour sa part "un signal envoyé à la profession pour la museler". C'est ce qu'on pourrait penser, alors que le ministère du Travail a abandonné sa plainte pour recel, a appris LCI auprès de l'entourage de la ministre, Muriel Pénicaud. "Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n'avoir fait qu'une chose: leur métier", a ainsi déploré Reporters sans frontières (RSF).

Cet appel était intervenu mercredi, quelques heures avant la diffusion d'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'eurodéputés de son parti. Le 11 mai, En marche!, le mouvement d'Emmanuel Macron, a porté plainte contre la lettre d'information spécialisée La Lettre A pour "recel d'atteinte à un système de traitement automatisé de données", après un article s'appuyant sur des éléments tirés des "MacronLeaks ".

Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse?

"La plainte ne vise pas Libé, mais le fonctionnaire en poste qui a fait fuiter" les documents, assurait en début de semaine un proche du Premier ministre Edouard Philippe.

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