Affaire Grégory : le parquet général requiert la mise en examen de

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Mise en cause collective dans l'affaire Grégory

Par ailleurs, selon le parquet, Marcel Jacob "dissimule, contre l'évidence, ses antagonismes parfois violents avec les parents de Grégory".

Pour appuyer ses dires, le procureur général a déclaré que le dossier révélait que "s'agissant des trois lettres de 1983, l'une d'entre elle implique Jacqueline Jacob".

Depuis lors, de nombreuses péripéties judiciaires se sont succédé (dont la condamnation de M. Jean-Marie Villemin pour l'assassinat de son cousin Bernard Laroche, qu'il soupçonnait du meurtre de son fils), jusqu'à la mise en examen ce jour de la grand-tante du petit Grégory, Mme Jacqueline Jacob et de son mari, M. Marcel Jacob pour enlèvement et séquestration suivie de mort.

Marcel Jacob, oncle de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant), et son épouse Jacqueline ont été arrêtés mercredi à leur domicile à Autmonzey (Vosges), à une dizaine de kilomètres du lieu où avait été retrouvé le corps de Grégory.

Et selon la Justice, le couple n'a pas présenté d'alibi durant sa garde à vue.

Tous deux avaient été placés en garde à vue mercredi par les gendarmes, après leur interpellation dans les Vosges. En tout cas, l'enquête vient de faire en quelques heures les pas de géant qu'elle n'avait jamais fait en trente-deux ans. "Je ne comprends pas", a déclaré Me Giuranna à l'AFP.

16h45. Marcel Jacob mis en examen.

Son époux Marcel Jacob, 71 ans, a lui aussi été placé en détention provisoire. Cette dernière a été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi.

"Le dossier a été rouvert le 3 décembre 2008, notamment au vu des progrès scientifiques".

"Les investigations vont se poursuivre" préviennent les gendarmes.

"On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les bœufs", a réagi Me Stéphane Giuranna devant les médias, après la conférence de presse du procureur général de Dijon.

12h15: Ces interpellations relancent une affaire des plus énigmatiques de l'histoire criminelle depuis la découverte du cadavre de Grégory Villemin, quatre ans, au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

Interrogé sur la participation éventuelle de Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin en 1985 alors qu'il était inculpé pour le meurtre de Grégory, le procureur n'a pas écarté cette possibilité, s'appuyant sur "les déclarations de Murielle Bolle", belle-soeur de Bernard Laroche et adolescente à l'époque du drame. C'est elle aussi qui aurait enlevé et séquestré le petit Grégory, 4 ans au moment des faits.

Marcel Jacob avait déjà été soupçonné d'avoir endossé le rôle du "corbeau" et la grand-mère, Monique Villemin, 85 ans, serait l'auteure d'une lettre de menaces datant de 1989, adressée au juge Maurice Simon, alors chargé de l'instruction et décédé depuis.

Le dossier, qui comporte 12.000 pièces, a été rouvert en 1999, puis en 2008, pour tenter de trouver d'hypothétiques traces d'ADN sur les scellés. "Je ne veux pas rentrer dans le détail, mais ils ont essentiellement contesté les faits, les lettres anonymes..."

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