Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort — Grégory

Grégory: Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort

Affaire Grégory : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur

C'est elle aussi qui aurait enlevé et séquestré le petit Grégory, 4 ans au moment des faits.

Jacqueline Jacob "est exténuée, fatiguée, épuisée", a-t-il relevé.

Ce couple de 72 ans, l'oncle et la tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant tué en 1984, a été écroué "par souci d'empêcher une concertation frauduleuse et toute forme de pression", a souligné le magistrat.

Le procureur général Jean-Jacques Bosc doit tenir une conférence de presse à 16H00 vendredi, à Dijon, sur cette affaire qui reste l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises.

Le parquet général a par ailleurs requis une mise en examen pour "séquestration" à l'encontre de Marcel Jacob, son époux de 71 ans, selon son avocat. Le couple n'avait toutefois jamais été inquiété judiciairement. Tous deux ont été placés en détention provisoire. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins, à leur domicile dans les Vosges. "On sait que dans ce dossier des personnes ont menti", a ajouté le colonel de gendarmerie Dominique Lambert, commandant de la Section de recherche de Dijon qui dirige l'enquête.

Marcel Jacob et Michel Villemin, l'oncle aujourd'hui décédé de Grégory, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie, le père de l'enfant qui le pensait coupable. Le dossier a été rouvert en 2000 et 2008, pour réaliser de nouvelles analyses ADN.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob.

Face à une nuée de journalistes, le procureur est alors revenu sur les trois lettres du corbeau datant de 1983, sur la lettre reçue le jour du crime et sur les appels téléphoniques anonymes. "Il fallait faire l'enquête avant d'arrêter" Marcel Jacob.

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