L'analyse graphologique, la clé de l'enquête — Affaire Grégory

Aumontzey, le 15 juin 2017. Marcel et Jacqueline Jacob ont été interpellés mercredi dans leur maison

Aumontzey, le 15 juin 2017. Marcel et Jacqueline Jacob ont été interpellés mercredi dans leur maison.- Patrick HERTZOG AFP

Mais il admet que l'enquête n'est pas achevée: "nous ne savons pas en l'état du dossier très précisément de quelle façon est mort Grégory (.) il y a encore des zones d'ombre qu'on pourra peut-être éclaircir".

"Il n'y a aucun élément nouveau qui justifie cette mise en examen pour séquestration et enlèvement", a commenté, vendredi 16 juin sur franceinfo, Gary Lagardette, avocat de Jacqueline Jacob. Une belle-soeur du père de l'enfant, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain, et les grands-parents paternels de l'enfant ont été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges (est de la France). Le couple Jacob est déferé au parquet général de Dijon.et présenté à un juge d'instruction. Restée mutique, elle a fait valoir son droit au silence.

Les enquêteurs sont convaincus que le couple a participé activement à l'enlèvement de Grégory qui s'est soldé par sa mort.

Que leur est-il reproché aujourd'hui?

Le grand-oncle de Grégory Villemin, âgé de 72 ans, "vit un cauchemar", a encore déclaré Stéphane Giuranna.

"À l'évidence, Grégory a été enlevé du domicile de ses parents et retenu un certain temps jusqu'à sa mort", selon le magistrat. A ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a déclaré jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, devant la presse.

De nouvelles expertises sur une lettre manuscrite et anonyme ont orienté les soupçons vers Jacqueline Jacob. Un autre courrier, dont l'auteur n'est pas identifié, intéresse également les enquêteurs.

Interrogé par l'AFP, le procureur général près la cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc, n'a pas souhaité confirmer ni infirmer cette information initialement révélée par le quotidien régional l'Est républicain. "Il apparaît que dans les jours précédant le passage à l'acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d'une femme", a ajouté le magistrat.

12h00: La garde à vue de trois membres de la famille Villemin, interpellés mercredi dans les Vosges, se poursuivait jeudi à Dijon, après un minutieux travail de relecture et d'analyse du dossier de l'affaire Grégory, parmi les plus énigmatiques et emblématiques des années 1980. Mais on met en examen mon client Marcel Jacob. Elle n'a par la suite pas été davantage inquiétée malgré la proximité des liens du couple avec Bernard Laroche, l'un des principaux suspects à l'époque. Jamais inquiété par la justice, il avait été soupçonné une première fois d'être le corbeau lorsqu'une lettre anonyme avait fait état d'une altercation entre deux frères de Jean-Marie dont il avait été le seul témoin. Un surnom qui revient étrangement dans la lettre de revendication du meurtre du petit Grégory, envoyée au parents le 16 octobre 1984, le jour du crime.

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