Plusieurs personnes impliquées dans le crime (procureur) — Affaire Grégory

Marie-Christine Chastant Morand l'avocate des époux Villemin

Marie Christine Chastant Morand l'avocate des époux Villemin

Les deux mis en examen, âgés de 71 et 72 ans, ont " nié toute participation aux faits qui leur sont reprochés", a indiqué Jean-Jacques Bosc, lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Il cite pour preuve cette dispute en 1982 entre les Jacob et des membres de la famille Villemin, au cours de laquelle Marcel s'en serait pris à Jean-Marie Villemin (le père de Grégory) en lui disant: " Je ne serre pas la main d'un chef ", surnom donné à Jean-Marie en référence à sa promotion de contremaître.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Le grand oncle et la grand tante du petit Grégory découvert mort dans la Vologne voilà plus de trente ans ont été mis en examen pour des faits qualifiés d'enlèvement et séquestration suivie de mort.

"Sur le fond, il n'y a pas d'éléments nouveaux", souligne-t-on de source proche de l'enquête mais le logiciel d'analyse criminelle Anacrim, conçu et utilisé par la gendarmerie, a permis d'avoir "un regard neuf sur la procédure". Selon lui, les personnes qui ont participé à cet enlèvement "sont les auteurs du crime".

A ses débuts, l'enquête avait d'abord soupçonné Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, remis en liberté le 4 février 1985, mais tué d'un coup de fusil par le père alors qu'il était toujours inculpé. Et son épouse avait déjà été désignée par des expertises graphologiques. En clair, personne n'a jamais pu écarter formellement les époux Jacob du rôle de corbeaux. Depuis, 400 prélèvements ont été effectués, une centaine de témoins ont été interrogés et près de 2.000 courriers anonymes ont été analysés en détail. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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