La grand-tante inculpée pour enlèvement et séquestration suivie de mort

Ils ont été mis en examen vendredi pour l'"enlèvement" et la "séquestration suivie de la mort" du petit garçon, avant d'être placés en détention provisoire. Son grand-oncle et sa grand-tante, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été mis en examen, vendredi 16 juin, à Dijon (Côte-d'Or) pour enlèvement et séquestration suivis de mort, puis écroués.

Le procureur donnera une conférence de presse à 16h.

Si Jacqueline Jacob, 72 ans, a fait valoir "son droit au silence" en garde à vue, son époux, 71 ans, s'est quant à lui, retranché derrière l'amnésie.

Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé le soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, dans les Vosges (nord-est).

De source proche du dossier, la femme est restée mutique durant sa garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.

Si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.

Le "clan Laroche" se retrouve ainsi cette semaine de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau". Mais il n'avait encore jamais été inquiété par la justice.

Une belle-s?ur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté jeudi. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges. Néanmoins, devant le juge d'instruction, il a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. En juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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