L'Arabie saoudite publie une liste de "terroristes" soutenus par le Qatar

Crise diplomatique dans le Golfe

Crise diplomatique dans le Golfe

Le ministre émirati a demandé en substance à ce pays de cesser d'utiliser sa chaîne Al-Jazeera pour promouvoir ce qu'il considère "une pensée extrémiste", de mettre fin à la présence à Doha de dirigeants des Frères musulmans, de s'écarter du mouvement islamiste palestiniens Hamas et d'expulser des personnalités ayant des liens financiers avec le réseau Al-Qaïda. "Personne n'a le droit d'intervenir dans notre politique étrangère", a dit à l'AFP cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. Le ministre émirati a cependant exclu que la tourmente actuelle dégénère. Bien que les approvisionnements alimentaires du Qatar transitent d'habitude par la frontière avec l'Arabie saoudite, désormais fermée, les denrées alimentaires peuvent aussi être acheminés directement au port de Doha ou par avions. Selon le site 7sur7, le récent communiqué publié par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte (...) confirme une nouvelle fois " des accusations infondées ".

Ces propos prêtés au président américain contrastent avec ceux qu'il avait tenus plus tôt dans la journée sur Twitter, où il s'était félicité de l'isolement du Qatar. ll disait se réjouir que le discours qu'il a prononcé contre l'islamisme politique et l'Iran ait inspiré les quatre puissances régionales à l'origine de l'initiative.

Selon des experts, ce blocus risque d'avoir un lourd impact à court terme sur les importations de nourriture au Qatar.

Les Emirats arabes unis, qui sont à la pointe des critiques contre Doha, maintiennent une pression extrême en qualifiant le Qatar de "champion de l'extrémisme et du terrorisme dans la région".

Le bras de fer qui oppose Riyad à Doha depuis plusieurs semaines a pris un nouvel essor depuis la visite de Donald Trump au sommet arabo-islamo-américain de Riyad.

"J'aimerais clairement dire que nous désapprouvons les sanctions contre le Qatar", a déclaré M. Erdogan, cité par l'agence de presse d'Etat Anadolu.

Le président français Emmanuel Macron, lors d'entretiens séparés avec l'émir du Qatar, le président iranien Hassan Rohani et le roi Salmane d'Arabie Saoudite, a "invité toutes les parties" à poursuivre "le dialogue".

Signe de la fermeté des adversaires du Qatar, le procureur général des Emirats a prévenu mercredi que quiconque exprime sur les réseaux sociaux de la sympathie envers le Qatar encourait jusqu'à 15 ans de prison.

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