Le couple Jacob nie mais n'a pas d'alibi "confirmé"

Toutes les sections de recherches et le Service central du renseignement criminel sont aujourd'hui équipés du logiciel dit

Affaire Grégory: les gardés à vue fixés vendredi sur leur sort

Et surtout, cette affaire a raconté une famille déchirée par la jalousie et la haine, avec un corbeau qui sévira pendant des années par appels et lettres anonymes, jusqu'à cette effroyable lettre annonçant la vengeance suprême: la mort du petit garçon du "chef ".

Le procureur général Jean-Jacques Bosc organise une conférence de presse à 14H00 GMT vendredi sur cette affaire qui reste l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises. "Ils sont en détention provisoire pour quatre jours pour empêcher une concertation frauduleuse et nuire l'investigation de la section de recherches". La veille, Jacqueline Jacob avait été impliquée de manière certaine dans l'une de ces trois lettres.

Le grand-oncle et la grand-tante du petit garçon, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été mis en examen ce vendredi à Dijon pour "enlèvement et séquestration suivis de mort", puis écroués. Vendredi 16 juin, Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante paternels de Grégory, ont passé leur première nuit en prison dans l'attente que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon statue sur leur sort.

Les deux époux Jacob, au cœur des investigations, "ne présentent pas en l'état d'alibi qui soit confirmé ou étayé" sur leurs activités le jour de la disparition de l'enfant a assuré Jean-Jacques Bosc, soulignant aussi le climat de tension qui régnait entre les époux Jacob et la famille Villemin. Pour Gary Lagardette, "il n'y a aucune certitude" dans cette affaire.

Le procureur général est catégorique.

Une belle-soeur du père de Grégory, Ginette Villemin, placée en garde à vue en même temps qu'eux, a été remise en liberté jeudi. Il décrit un homme effrayé par la mort et si respectueux de la loi que "si on lui dit de rouler à 50, il roule à 40". Il était un proche de Bernard Laroche, le premier suspect de l'affaire Grégory Villemin, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin, et père de la victime. Une mise en examen doit porter sur des indices graves et concordants. Et c'est de nouveau ce "clan Laroche" qui se retrouve aujourd'hui au centre de l'enquête. - Une lettre invoquant une 'vengeance' -De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, ont orienté les soupçons sur Jacqueline Jacob. Si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.

Marcel Jacob est le grand-oncle de Grégory, c'est à dire le plus jeune frère de Monique Jacob (épouse Villemin), la grand-mère paternelle de Grégory.

"Jean-Marie Villemin a été médusé d'entendre le nom de sa propre mère", a rapporté l'avocate du couple Villemin, Marie-Christine Chastant-Morand, jeudi sur BFMTV, ajoutant que c'était un élément "douloureux" pour lui.

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