NKM confrontée à son agresseur présumé

AFP                       Edouard Philippe à Manosque le 2 juin 2017

AFP Edouard Philippe à Manosque le 2 juin 2017

Jean-Louis Hermier a assuré que dès que les photos de l'agression de Nathalie Kosciusko-Morizet ont été diffusées, "on l'a reconnu, mais c'est sa vie privée, je ne cherche pas plus loin".

L'homme placé en garde à vue ce samedi matin et soupçonné de s'en être pris jeudi à Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu'elle tractait sur un marché du Ve arrondissement, s'appelle Vincent Debraize, a-t-on appris de source proche du dossier.

"C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur", a-t-il ajouté.

Alors que Vincent Debraize avait indiqué vouloir s'exprimer dimanche devant la presse, dans son village de Champignolles, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures, jusqu'à lundi matin 8h30 maximum, a fait savoir son avocat à BFMTV. Des auditions de témoins sont prévues ce dimanche 18 juin. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin dont elle a pu sortir hier: "Je vais mieux".

Les enquêteurs chercherait le suspect dans l'entourage d'un politique membre des Républicains qui a été un candidat malheureux du premier tour des législatives.

Après cette altercation en présence de journalistes, l'agresseur avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche.

"Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement.

Le suspect fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM dans cette circonscription parisienne. Éliminé au premier tour avec 4,51% des voix, M. Guaino faisait partie des deux dissidents LR à défier l'ancienne ministre, considérée comme "Macron-compatible" et qui espérait ne pas affronter un candidat REM. Cet homme est le maire de la petite commune de Champignolles dans l'Eure, qui ne comprend qu'une quarantaine d'habitants.

Dernières nouvelles