Abstention, "dégagisme", parité... Ce qu'il faut retenir des législatives

Des assesseurs attendent des votants à Marseille pour le second tour des législatives le 18 juin 2017  AFP

Des assesseurs attendent des votants à Marseille pour le second tour des législatives le 18 juin 2017 AFP

Près de 47 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 18 juin, pour le second tour des élections législatives 2017 mais le scrutin a surtout été marqué par une abstention record de 56,9 %.

La participation au second tour des élections législatives françaises était en net repli en milieu d'après-midi, à 35,33% contre 40,75% à la même heure le 11 juin, selon le décompte du ministère de l'Intérieur. Dimanche, elle atteindrait 57% selon Ipsos-Sopra Steria, 58% selon Elabe, alors que les sondages annoncent une majorité écrasante à l'Assemblée nationale pour La République en marche d'Emmanuel Macron.

C'est en revanche le plus mauvais résultat pour la droite dans l'Histoire de la Ve République avec 125 sièges dont 101 pour Les Républicains, alors qu'ils en occupaient jusqu'alors 225.

Arrivé à 11H00 au Mémorial de la France combattante avec la ministre des Armées Sylvie Goulard, le chef de l'État a reçu les honneurs militaires avant de passer en revue les troupes. Mais ce matin, 9h00, au Touquet, Emmanuel Macron n'était pas accompagné par sa femme Brigitte.

Seuls 222 députés sortants sont qualifiés pour le second tour. Son Premier ministre, Edouard Philippe, a voté en tout début de matinée au Havre.

Quatre députés seulement ont été élus dès le premier tour, conséquence de la forte abstention.

L'abstention de ce dimanche pourrait encore dépasser les chiffres de 2012.

REM présente 454 candidats pour ce second tour, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le Parti socialiste (65) et le MoDem (62).

Avec 13,74% au premier tour, LFI et le PCF devraient en s'alliant pouvoir juste atteindre les 15 sièges nécessaires pour constituer un groupe.

"Le vote devrait être obligatoire".

La semaine sera aussi dominée par les tractations sur les répartitions des postes clés de l'Assemblée en vue de la séance inaugurale du 27 juin où sera élu le successeur de Claude Bartolone.

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