Emmanuel Macron obtient la majorité absolue — Résultats élections législatives

Législatives: projection en sièges

Législatives: projection en sièges

Son jeune mouvement, allié aux centristes du MoDem, est en passe d'obtenir une très large majorité et pourrait ravir 400 à 470 circonscriptions sur 577, selon les projections des instituts de sondage.

On est loin du record de 1993 (484 sièges pour l'alliance RPR-UDF-DVD) et en deçà de la majorité de 365 sièges pour la seule UMP en 2002.

Les Français devront dire s'ils "disent oui à la volonté et à l'audace formulées par le président de la République en nommant un gouvernement de rassemblement", a estimé vendredi le Premier ministre Edouard Philippe, en campagne dans le Doubs.

Quatre députés seulement ont été élus dès le premier tour, conséquence d'une forte abstention qui pourrait atteindre 53% à 54% dimanche, selon les dernières enquêtes, soit une dizaine de points de plus qu'en 2012. Un record aggravé par rapport au premier tour (51,3%).

A droite, les Républicains ont remporté 113 sièges, l'UDI 16 et les divers droite 6.

Le Parti socialiste n'obtient que 29 sièges. La France insoumise est en mesure de constituer un groupe d'opposition.

Cette victoire est ternie par une participation historiquement basse.

Jean-Luc Mélenchon a annoncé un "groupe parlementaire" des insoumis, sans évoquer les communistes. Son lieutenant Alexis Corbière et le journaliste François Ruffin entreront également à l'Assemblée.

Le Front national obtient 8 sièges et sa présidente Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot.

En grande difficulté depuis son ralliement à Mme Le Pen entre les deux tours de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a été réélu dans l'Essonne.

Non investi par le PS, mais sans concurrent REM, Manuel Valls est l'un des rares anciens ministres à survivre au naufrage.

Sont en revanche battus: les anciens ministres Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri et la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les grandes manœuvres se poursuivront cette semaine: bureau national mardi et conseil national samedi pour le PS; bureau national pour Les Républicains mercredi, après l'élection de leur président de groupe et bureau politique du FN mardi. Avec trois priorités annoncées: moraliser la vie politique, réformer le droit du travail et renforcer l'arsenal de lutte contre le terrorisme. Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite.

Au lendemain de ces législatives, Édouard Philippe devrait, comme le veut la tradition, remettre la démission de gouvernement pour être aussitôt chargé d'en former un nouveau avec a priori peu de changements.

Les six ministres candidats ont en effet été élus (Christophe Castaner, Richard Ferrand malgré les affaires judiciaires, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez). Si son approbation ne fait aucun doute, le vote des groupes minoritaires sera scruté de près et pourrait ajouter à la majorité, déjà très nette, de nouvelles voix supplémentaires.

Le renouvellement de l'Assemblée sera en conséquence d'une ampleur inédite.

Seuls 222 députés sortants sont qualifiés pour le second tour.

Les nouveaux parlementaires ont commencé à arriver dès lundi au Palais-Bourbon. Le doyen, qui présidera la première réunion de l'Assemblée est le LR Bernard Brochand, 79 ans.

Au plan national, LFI obtient 17 élus et le Parti communiste, 10.

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