Législatives en France: Macron en bonne position

Emmanuel Macron pourrait obtenir une très large majorité absolue

Emmanuel Macron pourrait obtenir une très large majorité absolue. | AFP

Selon les premières estimations le parti d'Emmanuel Macron, La République en Marche, aurait pu remporter entre 458 et 468 sièges à l'Assemblée nationale. Mais néanmoins, les journalistes en France parlent d'une majorité absolue surveillée, car les sondages donnaient à LRM 400 sièges largement.

Loin derrière, le parti de droite Les Républicains avait obtenu 21,5%, la gauche radicale 13,7%, l'extrême droite 13,2% et le Parti socialiste 9,5%. Pour La France insoumise, c'est plutôt un bon résultat, avec entre 20 et 30 sièges.

La vague Macron s'est confirmée.

Le Front national obtiendrait huit sièges et sa présidente Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot.

Le grand chamboulement est assuré, avec parmi les nouveaux députés de très nombreux novices en politique, puisque environ la moitié des candidats REM, issus de la société civile, n'ont jamais été élus.

La soirée électorale est marquée par un nouveau record: celui de l'abstention pour des élections législatives, qui devrait dépasser les 56%, selon plusieurs instituts. Ils y rejoignent Gilbert Collard, réélu dans le Gard. S'il quadruple le nombre de ses députés, le FN échoue cependant à constituer un groupe parlementaire. "La défaite de la gauche est incontournable, la déroute du Parti socialiste, sans appel", a reconnu dimanche soir le patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis, en annonçant sa démission.

Pour la première fois, un nationaliste corse, Michel Castellani, 71 ans, a été élu député, a déclaré à l'AFP l'entourage du candidat, qui a battu le sortant Sauveur Gandolfi-Scheit (LR) dans la 1ère circonscription de Haute-Corse. Emmanuel Macron dispose désormais d'une majorité pour faire voter ses réformes.

Le chef de l'Etat inaugurera lundi matin le Salon de l'Aéronautique du Bourget puis participera à son premier Conseil européen jeudi et vendredi à Bruxelles. Le taux de participation est un des grands enjeux de ce second tour également, tout comme le seront les résultats des candidats du mouvement du président Macron, LREM, qui obtiendra la majorité absolue, c'est acquis, le tout étant de savoir dans quelles proportions. Ce scrutin devrait déboucher sur "le plus grand renouvellement du personnel politique depuis 1958 et peut-être 1945", prédit-il.

Le Premier ministre prononcera vraisemblablement le 4 juillet sa déclaration de politique générale à l'Assemblée. Si son approbation ne fait aucun doute, le vote des groupes minoritaires sera scruté de près et pourrait ajouter à la majorité, déjà très nette, de nouvelles voix supplémentaires. Seuls 222 députés sortants étaient qualifiés pour le deuxième tour et 224 autres sortants ne se représentaient pas, plus du double qu'en 2012.

La semaine sera aussi dominée par les tractations sur les répartitions des postes clés de l'Assemblée en vue de la séance inaugurale du 27 juin où sera élu le successeur de Claude Bartolone.

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