Le raz de marée de la République en marche — Législatives

Le Premier ministre français Edouard Philippe se prépare à voter le 11 juin 2017. AFP  CHARLY TRIBALLEAU

Le Premier ministre français Edouard Philippe se prépare à voter le 11 juin 2017. AFP CHARLY TRIBALLEAU

Mais des commentateurs relèvent que le taux de l'abstention, un record historique, empêche de conclure à une adhésion totale de l'électorat au projet de M. Macron. Le PS et son allié PRG obtiendraient entre 9 et 10,2% et sont légèrement devancés en voix par La France insoumise (11%) de Jean-Luc Mélenchon.

"Macron en marche vers une majorité écrasante" (Le Figaro), "Macron plie le match" (L'Opinion), "L'OPA" (Libération).

La victoire du mouvement d'Emmanuel Macron aux législatives est irrésistible.

Depuis l'entrée en vigueur en 2002 du quinquennat et la coïncidence entre scrutin présidentiel et législatives (le mandat des députés étant de cinq ans), les Français ont aussi tendance à donner mécaniquement une majorité au président tout juste élu.

Comme au premier tour de la présidentielle, le scrutin d'hier confirme l'échec de la droite, la débâcle du PS avec une France insoumise et un FN qui auront assez peu de députés au final. Ils pourraient remporter de 400 à 445 sièges sur les 577 que compte l'Assemblée nationale au terme du deuxième tour, soit nettement plus que la majorité, selon les projections des instituts de sondage.

De quoi aviver les craintes d'une chambre monolithique, et d'une contestation qui ne vienne surtout de la rue. Quant à l'effondrement des partis traditionnels, c'est le jeu des vases communicants.

Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait avec ses alliés autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, dont le parti s'est effondré dimanche, a vu dans cette abstention "le signe d'une immense fatigue démocratique".

L'ex-ministre du Travail PS Myriam El Khomri, sans adversaire REM, a revendiqué lundi le "soutien officiel" du président Macron, face au candidat LR Pierre-Yves Bournazel, qui se revendique aussi de la majorité présidentielle.

La droite, qui espérait priver Emmanuel Macron de majorité, terminerait avec 70 à 130 élus Les Républicains (LR) et UDI.

"Je suis pour la présomption de confiance".

Quant au Front national, un mois après son score record au second tour de la présidentielle, il obtiendrait seulement 1 à 5 sièges, contre 2 lors de la précédente législature.

François Baroin, du parti Les Républicains, a tenté de discréditer les politiques du président et a rappelé l'importance d'avoir un pouvoir "équilibré" et non "concentré". A commencer par Mme Le Pen, en tête avec 46% des voix dans le Pas-de-Calais. En 2012, 36 députés l'avaient emporté dès le premier tour, et 109 en 2007.

Dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle, se qualifie avec 21,60% des voix derrière son opposante, la candidate LREM Halima Menhoudj (24,70%).

"La France est de retour", a lancé le premier ministre Edouard Philippe, en vantant les mérites d'un président qui "a su incarner en France comme sur la scène internationale la confiance, la volonté et l'audace". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

Dernières nouvelles