L'homme identifié et placé en garde à vue — Agression de NKM

NKM agressée par un passant à Paris perd connaissance

France NKM agressée par un passant à Paris perd connaissance Politique Paris: agressée par un passant NKM fait un malaise

Trois jours après la vive altercation dont elle a été victime sur un marché parisien, Nathalie Kosciusko-Morizet ne se rendra pas dans son bureau de vote habituel pour voter à l'occasion du second tour des élections législatives.

"C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur", a-t-il ajouté. Des témoins seront notamment auditionnés durant la journée de dimanche.

D'après le récit d'une journaliste de l'AFP, la candidate de 44 ans, battue dimanche par son adversaire de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde".

L'ancienne ministre de l'Ecologie sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui se déclarait "Macron-compatible", avait été pressentie pour un porte-feuille dans le gouvernement d'Edouard Philippe. Eliminé au premier tour, il a annoncé son retrait de la vie politique et dénoncé un électorat "à vomir", fustigeant "les bobos d'un côté" et la "bourgeoisie traditionnelle de droite", de l'autre.

Au lendemain de sa sortie de l'hôpital, NKM a déclaré " Je vais mieux, j'ai besoin encore de quelques temps pour récupérer.

Photographié lors de la scène, il avait été identifié sur la base de témoignages et grâce aux images de vidéo-surveillance.

Vincent Debraize fait partie d'un groupe de 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012) qui se présentait aux législatives face à NKM dans le 2e circonscription de la capitale.

Vendredi en fin d'après-midi, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de cette agression largement condamnée dans la classe politique, pour "dénoncer un acte odieux et inacceptable" et manifester "contre la violence en politique".

L'identité de l'agresseur a été confirmée par un chef d'entreprise parisien, maire (sans étiquette) d'une minuscule commune de l'Eure, à certains de ses administrés dès vendredi, rapporte Le Parisien. Avant de quitter Champignolles, où il préparait les fêtes de la Saint-Jean, l'élu a expliqué à ses adjoints qu'il était l'homme recherché depuis la veille. Interrogé par France Bleu Normandie, cité par franceinfo, Jean-Louis Hermier a affirmé que le maire, Vincent Debraize, "n'est pas un homme violent". L'adjoint au maire de Champignolles estime que "ça aurait été quelqu'un de banal, ça n'aurait pas pris autant d'ampleur".

Vincent Debraize, l'agresseur présumé, a été placé en garde à vue ce samedi matin pour "des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public".

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