Londres veut un accord "comme aucun autre dans l'Histoire" — Brexit

David Davis

REUTERS David Davis

A 11 heures, le négociateur en chef pour l'UE, Michel Barnier, et le ministre britannique chargé du dossier, David Davis, donneront à Bruxelles le coup d'envoi de la première session de travail.

La Première ministre britannique a beau se retrouver très affaiblie politiquement, les négociations sur le Brexit commenceront bien le 19 juin, un an presque jour pour jour après le référendum en faveur d'une sortie de l'Union européenne. Au point que le camp conservateur s'interroge désormais sur sa capacité à mener à bien les discussions avec l'UE tandis que les éditorialistes ne se demandent plus si elle va partir... mais quand elle partira.

Cette date avait été convenue avant les législatives anticipées du 8 juin au Royaume-Uni.

Puis sa réaction à l'incendie de la tour Grenfell à Londres. Le but de ce premier rendez-vous sera "d'identifier les priorités et le programme" des rencontres, a-t-il ajouté. Elle le fera le lendemain, mais trop tard: elle est accusée de n'avoir pas pris la mesure de ce drame qui a fait des dizaines de morts.

Malgré la déconvenue du parti conservateur et de Theresa May lors des élections législatives, Londres et Bruxelles entameront les négociations dès le 19 juin.

Le Royaume-Uni aborde donc les négociations les plus importantes de son histoire récente portée par un exécutif très fragilisé, ne disposant même pas de la garantie absolue qu'il passera le vote de confiance à la reprise des travaux parlementaires mercredi.

Le ministre des Finances, Philip Hammond, a apporté sa pierre à l'édifice chancelant dimanche en plaidant pour une transition en douceur pour éviter que la sortie du marché unique et de l'Union douanière ne s'apparente à un "saut du haut de la falaise".

Pour le moment, "rien n'a changé" quant à la ligne du gouvernement, a insisté pour sa part David Davis.

Côté UE, M. Barnier a déjà en tête un calendrier précis pour le déroulement des négociations, dévoilé fin mai dans un document interne de la Commission.

En contrepartie, le Royaume-Uni attend de la réciprocité pour ceux de ses propres ressortissants qui étaient établis dans des pays de l'Union européenne avant le 29 mars, date à laquelle Theresa May a activé l'article 50 du traité européen qui a formellement enclenché la procédure de divorce.

Mais avant de refermer la porte de l'UE, 53% des Britanniques verraient d'un bon oeil la possibilité de voter l'accord qui aura été négocié, indique un sondage Survation/Mail on Sunday. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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