Salon du Bourget: l'éternelle rivalité entre Airbus et Boeing

Le cockpit d'un Boeing 787-10 Dreamliner présenté au salon du Bourget le 18 juin 2018

Le cockpit d'un Boeing 787-10 Dreamliner présenté au salon du Bourget le 18 juin 2018

Emmanuel Macron a voulu signer son soutien à l'aéronautique européenne en arrivant à bord d'un A400M, l'avion de transport militaire d'Airbus, peu avant 10H00.

Dans l'appareil, M. Macron a côtoyé une vingtaine de salariés et de dirigeants d'entreprises françaises du secteur aéronautique, grand contributeur au commerce extérieur hexagonal.

Le chef de l'Etat, accompagné de la ministre des Armées Sylvie Goulard, de la ministre des Transports Elisabeth Borne et du chef d'état major des armées Pierre de Villiers, a fait le trajet Villacoublay (Yvelines)- Bourget dans le poste de pilotage, derrière les deux pilotes.

Le président a enchaîné par une visite du stand d'Airbus où le PDG du groupe Tom Enders, a indiqué que la nouvelle galaxie de satellites (OneWeb), destinée à donner accès à Internet depuis l'espace à un prix abordable, serait déployée en 2018. "Ca vous démange! A croire que vous n'êtes pas bien sur Terre!", a plaisanté le président français.

Cette grande messe de l'aéronautique placée sous haute surveillance avec notamment un dispositif aérien composé d'avions de chasse, d'hélicoptères, de missiles sol-air, le tout sous haute surveillance, rassemble sur 324 000 m2 près de 2 400 exposants, 300 délégations de 91 pays, plus de 150 aéronefs.

Côté militaire, le clou du spectacle sera la première en France du F-35A, l'avion de combat de dernière génération de l'US Air Force, l'armée de l'air américaine, développé par Lockheed Martin, qui effectuera des démonstrations en vol.

6 sociétés tunisiennes qui opèrent dans l'aéronautique fignolent les derniers détails de leur participation à la 52ème édition du Salon international de l'aéronautique et de l'espace (SIAE), programmée du 19 au 25 juin 2017 au parc des expositions du Bourget à Paris.

Après les journées professionnelles prévues d'ici jeudi, le grand public pourra, à partir de vendredi, admirer le ballet aérien ainsi que les appareils exposés au sol, avec au rang des nouveautés, l'A321neo et l'A350-1000 d'Airbus, le Boeing 787-10 "Dreamliner" et le 737 Max 9 ou encore l'Antonov 132 D. 2017 sera "très, très ralentie pour les commandes d'Airbus comme pour l'ensemble de l'industrie", a prévenu John Leahy, l'homme aux 15.000 Airbus vendus.

Pour autant, on ne parle pas d'un retournement de marché, et les avionneurs ont devant eux de huit à dix années de production en carnet de commandes.

Toutefois, dès l'ouverture, Boeing vient d'annoncer la commande de 10 de son nouveau. Airbus, qui a publié récemment des prévisions de marché à 20 ans en hausse, prévoit un doublement de la flotte d'avions dans le monde d'ici 2036. Boeing doit publier les siennes mardi, mais Kevin McAllister, le patron de la branche aviation civile du géant de Seattle, a dit dimanche tabler sur un besoin de 41.000 avions d'ici 20 ans. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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