Sueurs froides ce jour pour Donald Trump — États-Unis

ACTUALITESINTERNATIONALTémoignage accablant de l’ancien chef du FBI James Comey contre Donald Trump 8 juin 20170

ACTUALITESINTERNATIONALTémoignage accablant de l’ancien chef du FBI James Comey contre Donald Trump 8 juin 20170

L'ancien directeur du FBI James Comey a accablé jeudi Donald Trump devant le Sénat américain. "Le but était de modifier la façon dont l'enquête sur la Russie était conduite". L'ancien directeur a blâmé le président pour lui avoir intimé d'abandonner un volet de l'enquête russe sur un proche, Michael Flynn. Il a accusé l'administration Trump de diffamation et de "mensonges". Son avocat a donc nié en bloc toutes les accusations qui portaient sur lui: "Le président n'a jamais sa loyauté à James Comey". Reste à savoir si les multiples requêtes présidentielles, telles qu'elles sont rapportées par James Comey, représentent une interférence politique et une entrave à la justice, un délit majeur qui pourrait conduire au lancement par le Congrès de procédures de destitution comme ce fut le cas pour Richard Nixon et Bill Clinton.

Il a refusé d'émettre un avis juridique, s'en remettant au procureur spécial Robert Mueller, qui a repris l'enquête sur la Russie.

Certes, a-t-il dit, personne ne lui a demandé explicitement d'"arrêter" l'enquête menée par le FBI sur les ingérences russes. On découvrait alors que le président américain lui aurait demandé de "laisser tomber " l'enquête visant son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, soupçonné de liens avec la Russie. "Sur le fond comme sur la forme, le Président n'a jamais dit à M. Comey 'J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté'", avait-il déclaré à Washington, contestant cette partie du témoignage. Cependant, il a précisé que ses paroles ont bien été ressenties "comme une instruction".

Il a accusé l'administration de l'avoir "diffamé" après son départ. "Oui, car j'ai vu le président le dire lui-même", a répondu James Comey, se référant à un tweet de Donald Trump.

"Je craignais honnêtement qu'il ne mente sur la nature de notre réunion", a-t-il expliqué devant les sénateurs.

La Maison-Blanche a contre-attaqué en affirmant par le biais de sa porte-parole Sarah Huckabee Sanders que le président n'était "pas un menteur". C'est l'occasion pour l'ancien patron du FBI de revenir sur ce qu'il s'est réellement passé entre lui et le président américain, entre les mois de janvier et de mai derniers.

Cuisiné par les sénateurs, l'ex-patron du FBI a avoué avoir organisé lui-même les fuites de ses notes sur ses rencontres avec Trump, dans l'espoir que cela pousserait à la nomination d'un procureur spécial pour l'enquête sur la Russie.

Pour rappel, Donald Trump a limogé soudainement le directeur du FBI, James Comey, le 10 mai dernier. "Ce sont des mensonges purs et simples", a déclaré James Comey qui n'a pas manqué de mettre en avant l'honnêteté du FBI: "Le FBI est fort et le FBI est et sera toujours indépendant". Mais la Maison Blanche esquive systématiquement quand la question de leur existence lui est posée. Pourquoi n'avoir pas démissionné? C'est d'ailleurs dans cette perspective que la Commission du renseignement du Sénat a publié, mercredi 7 juin, une longue déclaration préliminaire de M. Comey.

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