Vers une large majorité pour le parti de Macron — Législatives en France

Un total de 7.877 candidats âgés de 48 ans et demi en moyenne s'affrontent pour les élections législatives des 11 et 18 juin dont 42,4% de femmesPlus

Un total de 7.877 candidats âgés de 48 ans et demi en moyenne s'affrontent pour les élections législatives des 11 et 18 juin dont 42,4% de femmesPlus

Et c'est La République en Marche (LREM), qui sort victorieuse du premier tour des législatives (plus de 32 % des voix), un mois après l'élection de son champion à l'Élysée, Emmanuel Macron. La République En Marche a obtenu 32,32% des voix, devant Les Républicains (21,56%), le Front national (13,2%), La France insoumise (11,02%) et le Parti socialiste (9,51%).

'Macron en marche vers une majorité écrasante' (Le Figaro), 'Macron plie le match' (L'Opinion), 'Un coup de maître' (Le Parisien), 'L'OPA' (Libération). Les titres des quotidiens nationaux ne laissent aucun doute sur la couleur de la future "chambre bleu Macron" (L'Humanité).

D'après plusieurs projections, il pourrait avoir à l'issue du second tour le 18 juin près de 400 députés, bien au-delà du seuil de 289 sièges requis pour obtenir la majorité absolue, même si les spécialistes appellent à la prudence, en raison notamment d'un niveau d'abstention qui pourrait atteindre un record.

"Le message des Français est sans ambiguïté (.) vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a dit Edouard Philippe, lors d'une déclaration à la presse.

Ce score tient de la performance pour un mouvement qui, après seulement un an d'existence, a réussi à dynamiter les partis traditionnels de gauche et de droite qui se partageaient le pouvoir en France depuis 60 ans. Le parti, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la défaite de 1993.

Le patron du PS, éliminé à Paris, fait partie du cortège des battus, avec les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filippetti, François Lamy, Kader Arif, Christian Eckert. Le candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon a lui aussi été éliminé dès le premier tour, tout comme les anciennes ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Najat Vallaud-Belkacem est en mauvaise posture à Villeurbanne.

La droite, qui espérait priver le nouveau président Macron de majorité, terminerait avec 70 à 110 élus LR et UDI. Leur chef François Baroin a appelé au sursaut avant le second tour.

Enfin, pour le FN, Florian Philippot a reconnu "une certaine déception dans les scores" même si Marine Le Pen a recueilli, selon ses dires, 45% des voix dans sa circonscription.

Mme Le Pen, arrivée "largement en tête" dans le Pas-de-Calais, a elle centré sa riposte sur le "taux d'abstention catastrophique" qui "pose la question du mode de scrutin" majoritaire. En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, atteint par l'UMP en 2002 (365 sièges). En 2012, elle avait été élue dès le premier tour.

Quoiqu'il en soit, la faible participation devrait avoir pour effet mécanique une limitation du nombre de députés élus dès dimanche, et du nombre de triangulaires le 18 juin.

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie), Richard Ferrand (ministre de la Cohésion des territoires) et Christophe Castaner (secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement) sont en ballottage favorable.

Une abstention record sous la Vè République a marqué dimanche le premier tour des législatives, un électeur sur deux n'étant pas allé voter pour ce scrutin qui devrait donner au parti d'Emmanuel Macron une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

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