Attentat raté des Champs-Elysées: 4 proches de l'assaillant arrêtés

Attentat raté des Champs-Elysées: 4 proches de l'assaillant arrêtés

Attentat raté des Champs-Elysées: 4 proches de l'assaillant arrêtés

L'homme qui a foncé avec son véhicule dans un fourgon de gendarmerie lundi sur les Champs-Élysées était recherché par les autorités tunisiennes depuis 2014 pour des suspicions de terrorisme remontant à 2013.

Un individu au volant d'une Renault Megane contenant des "armes et des explosifs" a percuté la voiture de tête de l'escadron de gendarmes mobiles, qui descendait ce lundi dans l'après-midi sur les Champs-Elysées à Paris. Pour rappel, l'agresseur, Adam Lofti Djaziri, âgé de 31 ans, a trouvé la mort dans des circonstances floues.

19h10 - L'assaillant transportait une bonbonne de gaz sur lui. Un véhicule aurait percuté un fourgon de gendarmerie. Le terroriste est décédé peu après. D'après l'AFP, celui-ci était fiché S depuis 2015. Depuis deux ans, Adam Lotfi Djaziri était suivi discrètement par la DGSI en raison de l'environnement familial salafiste dans lequel il gravite.

LA REVENDICATION - L'acte n'a pour l'instant pas été revendiqué.

Selon les informations de BFMTV, Adam D. avait adhéré à un club de tir dès 2011. Adam Lofti Djaziri, tel serait son nom selon France 2, était fiché S. On lui reproche ses nombreux allers-retours en Turquie, qui selon lui était lié à son travail: négociant en or.

"Il faut bien distinguer la détention et le port d'arme, expliquait, à Libération en 2016, Laurent-Franck Lienard, avocat spécialisé dans le droit des armes à feu". Un stock d'armes y a été retrouvé, a-t-on appris mardi matin. Trois de catégories B soumises à autorisation: deux pistolets Sig-Sauer 9mm et Glock 9mm ainsi qu'une carabine.

L'assaillant, cadet d'une fratrie "de trois frères et soeurs", vivait dans un pavillon avec sa famille, installée depuis une trentaine d'années, selon une voisine sous couvert d'anonymat. Quatre membres de son entourage ont été placés en garde-à-vue durant la nuit: son père, son frère, sa belle-sœur et son ex-épouse.

"On pouvait voir en les croisant dans la rue qu'ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a déclaré le maire PS du Plessis-Pâté, Sylvain Tanguy, parlant d'une "famille très discrète, qui ne sortait pas beaucoup et n'a jamais fait parler d'elle". Et après que la procédure normale ait été accomplie, c'est-à-dire la vérification d'antécédents judiciaires. Aucun blessé ne serait à déplorer pour le moment.

"Personne ne peut se satisfaire, et certainement pas moi, de ce que quelqu'un qui fait l'objet d'un signalement puisse continuer à bénéficier de cette autorisation" de détention d'arme, a conclu le Premier ministre. Tout simplement parce que le fichier des personnes surveillées "pour atteinte à la sûreté de l'Etat" et celui des personnes possédant un permis de détention d'arme ne sont pas croisés.

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