Législatives: doté d'une majorité nette, Macron a les mains libres

A droite, les Républicains ont remporté 113 sièges, l'UDI 16 et les divers droite 6. "Il n'y aura pas d'explosion", assure l'ancien député Bernard Accoyer, sans toutefois exclure un "débat" sur la position à adopter lors du vote de confiance au gouvernement, que plusieurs députés "constructifs" tel Thierry Solère, réélu dans les Hauts-de-Seine, souhaitent approuver. Une "déroute incontestable", a admis son Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis qui va quitter la direction du parti.

Non investi par le PS, mais non concurrencé par la REM, Manuel Valls a annoncé dans une ambiance houleuse sa réélection dans l'Essonne avec 139 voix d'avance sur sa concurrente de la France insoumise (LFI), Farida Amrani. Protégés par la REM, les anciens ministres Stéphane Le Foll et Sylvia Pinel gardent leurs sièges. Cette dernière a elle aussi revendiqué la victoire et annoncé un recours. Il n'empêche que La République en marche a conscience que son groupe parlementaire, en majorité composé de novices en politique (91 % des députés REM sont nouveaux venus à l'Assemblée, qui s'est renouvelée à 75 %), et parfois de très jeunes élus, doit être formé à la vie de l'Assemblée. La présidente du Front national, Marine Le Pen, est entrée au Parlement avec 7 autres élus - pas assez pour constituer un groupe parlementaire, et obtenir les financements qui y sont liés. Du coup, Marine Le Pen en a profité pour tacler le Président de la République.

Ce scrutin est également marqué par une première en Corse: l'élection de trois députés nationalistes, Michel Catellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani.

Europe Ecologie Les Verts disparaît pratiquement de l'Assemblée, avec un seul élu (Eric Alauzet, Doubs). Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite. Au total, 223 femmes ont été élues, un record.

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