Législatives: les Français encore moins mobilisés

Participation à 12h au 2e tour

Législatives: les Français encore moins mobilisés

Selon les résultats définitifs, La République en marche (LREM), le parti présidentiel, et son allié le MoDem remportent la majorité absolue dans le nouvel hémicycle avec 350 sièges obtenus (308 pour le parti du Président et 42 pour le MoDem). "Le gouvernement l'interprète pour sa part comme une ardente obligation de réussir", a-t-il déclaré.

"L'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. Ce soir, Emmanuel Macron est un colosse aux pieds d'argile". Certes, le parti politique d'Emmanuel Macron obtient une large majorité mais elle n'est pas écrasante.

Avec une moyenne d'âge de 48 ans et 240 jours, la XV législature est plus jeune de cinq ans que la précédente (53 ans et 195 jours).

A l'issue d'une séquence électorale particulièrement longue, qui a vu se succéder les élections primaires de la droite fin 2016, puis de la gauche en janvier, avant la présidentielle des 23 avril et 7 mai, puis les législatives, la démobilisation des électeurs a atteint ce dimanche un niveau record.

"Une fois de plus la présidentielle écrase les législatives", note Yves-Marie Cann, de l'institut Elabe.

Même parmi les électeurs qui avaient choisi de se déplacer, le sentiment que les jeux étaient déjà faits était fort.

À 17h, seulement 30,69% des électeurs azuréens sont allés voter. "Je me sens quand même obligée de me déplacer car c'est un devoir selon moi", témoignait Laurence Michel, une enseignante de 54 ans, dans un bureau de vote de Lyon.

Cependant, ces résultats sont à nuancer avec le taux d'abstention record pour ce type d'élection: plus de 56 % des électeurs ne se sont pas déplacés. "Mais il n'y a pas de front du refus. Les Français ne se résignent pas complètement mais n'ont pas trouvé d'acteur politique susceptible de créer en engouement suffisant". "Il est vrai que l'ampleur de l'abstention relativise la victoire et incite à un peu de modestie", relève la journaliste. "L'erreur politique majeure serait de trop fortement crier victoire et de considérer que les Français lui ont laissé un chèque en blanc".

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