La République en marche obtient 361 sièges — Législatives

Des bulletins de vote dans une urne le 11 juin 2017 à Solesmes dans le nord ouest de la France

Des bulletins de vote dans une urne le 11 juin 2017 à Solesmes dans le nord ouest de la France

La majorité absolue à l'Assemblée est de 289 sièges. Le résultat est pourtant bien plus faible que projeté lors du premier tour où le parti d'Emmanuel Macron pouvait espérer entre 397 et 470 sièges. C'est la défaite la plus lourde pour le PS depuis le début de la Ve République.

Au lendemain de ces législatives, Edouard Philippe devrait, comme le veut la tradition, remettre la démission de gouvernement pour être aussitôt chargé d'en former un nouveau avec a priori peu de changements. La semaine sera aussi dominée par les tractations sur les répartitions des postes clés de l'Assemblée en vue de la séance inaugurale du 27 juin où sera élu le successeur de Claude Bartolone, président de la chambre basse. Plus étonnant, le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, actuellement visé par des soupçons de conflit d'intérêt, a retrouvé son siège en Bretagne.

Les Républicains avec l'UDI et des candidats divers droite sont crédités pour le moment d'environ 125 sièges, dont une centaine pour LR. On notera les réélections de Thierry Solère, Christian Jacob et Eric Woerth. Le chef de file des Républicains pendant la campagne, François Baroin, se félicite toutefois de la "constitution d'un groupe suffisamment important pour faire valoir nos convictions, pour défendre nos valeurs". La France insoumise et le PCF ont rassemblé 13,74% des voix et la gauche PS-PRG-DVG 9,51%.

Face à cette bérézina, le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a immédiatement démissionné de son poste: "Je prends cette décision sans amertume ni colère, conscient de mon devoir et du moment crucial que traverse la gauche". 3 sièges reviennent au radicaux de gauche.

Le Front national, lui, enverrait 8 députés à l'Assemblée nationale.

Les huit derniers sièges seront occupés par trois nationalistes corses, et cinq candidats sans étiquette.

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