L'alliance REM-MoDem rafle 341 sièges hors Français de l'étranger

France/Législatives : majorité absolue pour LREM-Modem avec 325 sièges à dimanche minuit

Législatives : "Jamais l'abstention n'avait autant progressé entre deux tours"

Mais 14 mois après avoir mis sur pied "En Marche!", sa petite entreprise politique siglée de ses initiales et désormais rebaptisée La République en marche, le pari d'Emmanuel Macron est réussi: il sera parvenu à dynamiter le paysage politique traditionnel, réduisant Parti socialiste (50 députés) et dans une moindre mesure Les Républicains (130 députés) à la portion congrue dans l'hémicycle. Du côté de la droite, Les Républicains et l'UDI ont obtenu 131 sièges (18 pour l'UDI).

Légende établie selon la grille de nuances proposée par le ministère de l'Intérieur: EXG: extrême gauche, COM: Parti communiste français, FI: la France insoumise, SOC: parti socialiste, RDG: Parti radical de gauche, DVG: Divers gauche, Eco: Ecologistes, Div: divers, REG: régionaliste, REM: la République en Marche, MDM: Modem, UDI: Union des démocrates et Indépendants, LR: Les Républicains, DVD: Divers droite, DLF: Debout la France, FN: Front national, EXD: Extrême droite.

Alors que l'abstention a atteint dimanche un record pour le second tour des élections législatives, La République en marche (LREM) obtiendrait environ 315 députés selon une estimation Kantar Sofres onepoint.

D'après lui, le second tour des législatives n'a fait que confirmer la tendance affichée pendant le premier tour et l'élection présidentielle.

Le taux d'abstention s'est établi à 56,37% et la participation à 42,64%. La défaite historique du Parti socialiste a aussi touché Jean-Christophe Cambadélis, éliminé dès le premier tour à Paris.

Selon les projections, l'alliance LREM-Modem obtiendrait une large majorité absolue entre 440 et 470 élus sur les 577 que compte l'Assemblée nationale.

La France Insoumise et le PCF 27 sièges (17 pour la France insoumise, 10 pour le PCF). Si le premier, avec 17 députés élus, va pouvoir constituer un groupe parlementaire, la seconde avec seulement 8 députés, ne pourra pas avoir son propre groupe.

Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, a annoncé dimanche à l'AFP son élection dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, face à Christine Espert (Modem). Sur les 345 députés candidats à leur réélection, seuls 140 ont passé la rampe. Un exploit peu banal qui lui assure, en outre, les coudées franches pour entamer ses réformes socio-libérales dont l'ambition est tout à la fois de moraliser la vie politique, réformer le droit du travail et muscler davantage l'arsenal de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre Edouard Philippe devrait, lundi ou mardi, comme le veut la tradition, remettre la démission de son gouvernement pour en former un nouveau, sans doute limité à un léger remaniement. Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite.

Au second tour, la majorité relative suffit pour être élu. Seuls 222 députés sortants étaient qualifiés pour le deuxième tour et 224 autres sortants ne se représentaient pas, plus du double qu'en 2012.

Bruno Le Maire, actuel ministre de l'Économie, a gagné sa course contre Fabienne Delacour du Front national dans la 1ère circonscription de l'Eure.

Le record du nombre de femmes à l'Assemblée - 155 en 2012 - est battu avec 223 élues, soit près de 40% des députés de la nouvelle législature.

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