Le bisphénol A reconnu perturbateur endocrinien par l'Europe

Bisphénol A : l'Europe y voit une «substance extrêmement

Le bisphénol A reconnu pour ses propriétés de perturbation endocrinienne par l'ECHA

Le MSC a accepté à l'unanimité son identification supplémentaire en tant que SVHC en raison de ses propriétés perturbatrices endocriniennes qui causent des effets graves pour la santé humaine et donnent lieu à un niveau de préoccupation équivalent au classement des substances CMRs -cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (CMRs catégorie 1A ou 1B).

Nicolas Hulot s'est félicité dans un communiqué de cette décision du comité des Etats membres de l'Echa. C'est aussi la première fois que le bisphénol A est officiellement admis comme un perturbateur endocrinien.

Cela aura pour conséquence directe une obligation pour l'industrie de notifier à l'ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d'informer l'acquéreur d'un article, suite à sa demande, de la présence de BPA. L'inscription du bisphénol A sur la liste des substances extrêmement préoccupantes " ouvre également la possibilité que le BPA soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l'octroi d'une autorisation temporaire et renouvelable", ajoute-t-elle. Il y a de quoi: elle est d'une importance capitale pour protéger plus efficacement l'environnement, les travailleurs et la population. Considérée jusqu'à aujourd'hui comme une "substance extrêmement préoccupante ", le bisphénol A est désormais classé parmi les perturbateurs endocriniens.

Le bisphénol A est dans le viseur de l'Agence nationale de sécurité sanitaire depuis plusieurs années. Bannie des biberons depuis le 1er mai 2017 en Suisse, cette substance est toujours admise dans les contenants alimentaires, dans les jouets et dans les papiers thermiques. À noter également que de nombreux industriels ont remplacé le bisphénol A par d'autres molécules, dont le bisphénol S qui aurait les mêmes effets sur la santé.

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