Les résultats en nombre de sièges — Législatives en France

Patrick KOVARIK  AFP  Archives

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D'après Le Canard Enchaîné, Emmanuel Macron se serait lui-même inquiété d'une majorité trop large à l'Assemblée nationale à l'issue des élections législatives.

Selon les résultats définitifs, la République en marche (REM) et son allié du MoDem s'adjugent 350 sièges, très largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges. "Il y a un an, personne n'aurait imaginé un tel renouvellement politique", a souligné dimanche soir Édouard Philippe.

Ces élections entérinent un renouvellement historique du personnel parlementaire: au total, 424 élus sur 577 n'ont jamais été députés. Ils étaient tous, sauf Annick Girardin, en ballotage favorable à l'issue du premier tour, il ne devrait donc pas y avoir de départ, sauf surprise. Emmanuel Macron pourra compter sur une majorité absolue de 308 députés dans l'Hémicycle, rien qu'avec les élus investis par son parti, La République en marche. Leur chef de file François Baroin s'est toutefois félicité que le nombre de députés soit " suffisamment important pour faire valoir les convictions " de la droite.

La droite (Les Républicains et alliés) arrive en seconde position avec seulement 126 sièges, suivi du Parti socialiste (et alliés) qui a enregistré son plus faible score aux législatives avec 46 sièges.

REM présente 454 candidats pour ce second tour, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le Parti socialiste (65) et le MoDem (62). Cette dernière n'était pas à ses côtés, contrairement aux scrutins précédents. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un "groupe parlementaire" LFI, sans évoquer les communistes. Son lieutenant Alexis Corbière et le journaliste François Ruffin entreront également à l'Assemblée.

Le Front national obtiendrait huit sièges et sa présidente Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot.

S'il quadruple le nombre de ses députés, le FN échoue cependant à constituer un groupe parlementaire (ndlr: il faut un minimum de 15 députés). Autre rescapé: Nicolas Dupont-Aignan, qui s'impose dans la 8e circonscription de l'Essonne. La patronne du Front national Marine Le Pen, députée européenne, entre pour la première fois à l'Assemblée nationale française, après une tentative ratée en 2012.

Au PS, des personnalités comme les anciens ministres Myriam El Khomri, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas ou encore le député frondeur Christian Paul, qualifiées au second tour, ont été battues dans leur circonscription. Pas plus que pour Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien-démocrate) ou Jérôme Chartier, ex-bras droit de Fillon. Les grandes manoeuvres se poursuivront cette semaine chez les grands partis.

Au lendemain de ces législatives, Edouard Philippe devrait, comme le veut la tradition, remettre la démission de gouvernement pour être aussitôt chargé d'en former un nouveau avec a priori peu de changements. Si son approbation ne fait aucun doute, le vote des groupes minoritaires sera scruté de près et pourrait ajouter à la majorité, déjà très nette, de nouvelles voix supplémentaires.

Parmi les gagnants LR figurent notamment ceux qui n'avaient pas de candidats En Marche face à eux, les "constructifs" Thierry Solère, Franck Riester ou Pierre-Yves Bournazel, et d'autres qui affrontaient un représentant du parti présidentiel: Christian Jacob, Eric Ciotti, Michèle Tabarot, Guillaume Peltier, Julien Aubert ou encore Isabelle Valentin, dont le suppléant est Laurent Wauquiez. Mardi, un séminaire réunira les poids lourds du parti, puis, samedi, un conseil national se tiendra dans le 13e arrondissement de Paris. En attendant l'attribution des postes-clés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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