Un avenir économique inquiétant — Retraités

Retraites: la situation financière se dégrade Macron sous pression

Pas d'équilibre avant 2040 : l'avenir du système de retraites s'assombrit

En effet, il faudra pour cela que la croissance des revenus d'activité soit de 1,8 % et le taux de chômage de 7 %.

Jusqu'alors envisageable pour le milieu des années 2020, le retour à l'équilibre n'interviendrait qu'au début des années 2040, dans l'hypothèse d'une croissance des revenus d'activité d'1,8% et un taux de chômage à 7%.

Ce rapport risque de compliquer la réforme des retraites souhaitée par Emmanuel Macron.

Selon une version provisoire du document, consultée lundi par l'AFP, le "solde financier du système de retraite" (régimes de base et complémentaires, Fonds de solidarité vieillesse inclus) devrait s'établir à -0,4% du PIB à l'horizon 2021.

Le rapport de l'an dernier prévoyait pour 2020 un besoin de financement moitié moindre, atteignant 0,2% du PIB. En dessous, le système resterait "durablement en besoin de financement", note le Cor. Il y a notamment la révision des prévisions démographiques de l'INSEE en janvier, ainsi qu'une immigration moins importante que prévue et qui devrait peser sur la croissance. Le COR a également revu à la baisse ses hypothèses économiques en estimant que l'emploi et les salaires augmenteront moins vite que prévu. Il serait repoussé au début des années 2050 en cas de croissance à 1,5%. A moyen terme, le "solde financier du système resterait négatif dans l'ensemble des scénarios", est-il souligné dans le rapport, "sous l'effet principalement de la baisse des ressources en pourcentage du PIB, alors qu'à plus long terme, son évolution dépendrait de la dynamique des dépenses", orientée à la baisse dans trois cas sur quatre.

Autre explication: une croissance de la masse salariale des fonctionnaires (où le taux de cotisation finançant les retraites est plus élevé) moindre que la masse salariale totale, qui a un effet minorant sur les ressources du système. Non pas pour faire des économies, mais pour rendre le système plus juste, en profitant de l'embellie récente des perspectives financières.

Le chef de l'Etat ne souhaite pas changer l'âge légal de départ à la retraite pendant le quinquennat, ni les règles pour ceux qui sont à cinq ans de l'âge de départ.

D'autant plus que l'augmentation d'1,7 point du taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée) ne fait rien pour rassurer des retraités échaudés par le gel de leurs pensions. Le Comité de suivi des retraites pourrait formuler des recommandations dans un avis à paraître avant le 15 juillet. Ce qu'il s'est gardé de faire depuis sa création en 2014.

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