L'étonnant chapeau de la reine Elizabeth II — Brexit

Des membres du parti nord-irlandais DUP Jeffrey Donaldson, Nigel Dodds et Emma Pengelly font une déclaration devant le 10 Downing Street après une rencontre avec la Première ministre Theresa May le 15 juin 2017 à Londres

L'étonnant chapeau de la reine Elizabeth II — Brexit

"Cela veut dire obtenir un accord à la fois conforme au résultat du référendum de l'an dernier et jouissant du plus grand soutien public possible", a déclaré Theresa May dans un communiqué publié la veille du traditionnel "discours de la reine", dans lequel tout nouveau gouvernement britannique présente sa politique générale.

La reine n'a pas mentionné une visite d'État du président américain Donald Trump, jetant le doute sur sa tenue initialement prévue à l'automne. Son programme a été expurgé de toute mesure qui fâche: "sa volonté de supprimer les repas gratuits pour les écoliers britanniques et celle de financer les soins liés à la dépendance des personnes âgées par un prélèvement sur les successions ont en effet disparu".

La proposition de rétablir l'autorisation de la chasse au renard est également absente du discours de la reine.

Mme May avait convoqué une élection anticipée dans l'espoir de renforcer sa position face à l'UE avant le début des négociations.

Le discours de la reine, préparé par des ministres et lu par Elizabeth II, interviendra alors que le Parti conservateur n'a pas encore réussi un accord de coalition avec Parti démocratique unioniste (DUP), dont les 10 sièges lui sont nécessaires pour atteindre la majorité absolue.

Une source au sein du DUP a indiqué qu'il "n'était certainement pas imminent" parce que les discussions "ne se sont pas déroulées de la manière qu'escomptait le DUP", assurant qu'il ne fallait pas prendre le soutien du parti comme acquis. Même si aucun accord n'est signé d'ici là, peu de chance, cependant, que le DUP mette des bâtons dans les roues des Tories.

" Nous sommes prêts à former un gouvernement minoritaire si ce gouvernement s'effondre, ce qui pourrait bien être le cas ", a-t-il ajouté.

Le quotidien conservateur The Times a qualifié la formation de Mme May de "gouvernement de zombie", affirmant que la Première ministre est "tellement affaiblie qu'elle ne peut pas arbitrer les querelles entre ses ministres", sur fond de grogne grandissante de la population quant à sa stratégie concernant le Brexit.

Mardi, le ministre des Finances Philip Hammond a défendu une approche douce du Brexit, tenant à rassurer des milieux d'affaires inquiets de la ligne dure maintenue par Theresa May et défendue par David Davis. Une marche jusqu'à Downing Street est attendue à partir de 13 h (8 h à Montréal) pour " faire tomber le gouvernement ".

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