Junker pas satisfait du "premier pas" de May

La dirigeante conservatrice, empêtrée dans les difficultés internes, a donné "un engagement clair qu'il ne sera demandé à aucun citoyen de l'UE qui se trouve actuellement au Royaume-Uni de façon légale de quitter" le pays. "En quoi consiste la proposition du gouvernement britannique?"

"Les droits des citoyens sont la première des priorités de l'UE à 27" dans les négociations avec le Royaume-Uni, qui se sont formellement ouvertes lundi à Bruxelles, a souligné M. Tusk lors d'une conférence de presse concluant un sommet de deux jours à Bruxelles. Les Vingt-Sept réclament notamment que les expatriés vivant en Grande-Bretagne puissent défendre leurs droits devant la Cour européenne de justice, une possibilité catégoriquement rejetée par Londres, qui refuse de rester soumis à une juridiction européenne. Les autres auront eux un délai pour demander la régularisation de leur statut. Le Royaume-Uni et l'Union européenne veulent préserver de manière "prioritaire" les droits des citoyens.

Les 27 seront attentifs à l'intervention de Theresa May, prévue au cours du dîner.

"Les résultats de l'élection ne sont pas ce que nous espérions mais ce gouvernement va réagir avec humilité et entendre le message envoyé par les électeurs", a ajouté cette fille de pasteur, grandement affaiblie par les législatives qu'elle avait convoquées pour renforcer sa majorité parlementaire afin d'aborder plus sereinement les négociations du Brexit.

De fait, l'atmosphère a bien changé depuis le choc provoqué par le vote, il y a un an, en faveur du départ du Royaume-Uni de l'UE.

Elle a prononcé mercredi le discours contenant le programme du gouvernement conservateur de Theresa May largement consacré aux préparatifs pour la sortie de l'Union européenne, votée par 52% des Britanniques le 23 juin 2016. "C'est un bon début, et nous apprécions cela, mais de nombreux détails doivent encore être réglés", a-t-il déclaré aux journalistes à la fin de la réunion. Un signe, selon l'Ukip, qui révèle "à quel point sa position de négociation est faible". "Dépouiller les citoyens de l'UE de leurs droits européens pour les remplacer avec les droits d'un système migratoire britannique notoirement injuste et difficile", a estimé le Français Nicolas Hatton, son fondateur. Alors que Westminster écoutait la reine, 500 personnes, dont des rescapés de l'incendie de la tour Grenfell (au moins 79 morts), participaient à une " marche de la colère " dans les rues de Londres pour réclamer la démission de la première ministre.

Le président du Conseil européen Donald Tusk avait déjà prévenu que le sommet de Bruxelles ne serait pas un "forum" pour les négociations du Brexit, puisqu'il existe un canal officiel, avec deux équipes emmenées côté UE par Michel Barnier et côté britannique par David Davis.

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