Pour Merkel, l'avenir de l'UE à 27 "prioritaire" sur les négociations — Brexit

Emmanuel Macron aura fort à faire pour composer son nouveau gouvernement

Emmanuel Macron aura fort à faire pour composer son nouveau gouvernement

Notamment parce que la Première ministre rejette toute compétence de la Cour de justice de l'UE pour trancher les litiges concernant les droits des plus de trois millions de ressortissants européens du Royaume-Uni. Bruxelles avait réclamé que la question soit réglée au début des négociations sur le Brexit. Et ces citoyens pourraient garder ces droits à vie.

Un an après, alors que les négociations entre Grande-Bretagne et Union européenne ont commencé il y a quelques jours, où en sommes-nous? Elle propose au plus tard en mars 2019. "L'UE aimerait élargir les droits à tous ses membres actuels et futurs", relate The Daily Telegraph, un autre aspect sur lequel Theresa May n'a pas encore voulu se prononcer. Garder un accès au marché unique nécessite en effet de respecter la libre circulation des personnes et des capitaux, à l'opposé d'un " hard Brexit ".

Elle a réaffirmé vendredi qu'elle souhaitait offrir des certitudes aux citoyens européens installés au Royaume-Uni, tout en indiquant qu'elle comptait aussi en obtenir pour les ressortissants britanniques établis dans l'Union européenne. "Les droits des citoyens de l'UE doivent être garantis de manière durable", a-t-il ajouté, en précisant qu'il revenait au négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, de mener les négociations.

M. Portes pense que les autres dirigeants européens se satisferont du changement de ton mais ne devraient pas pour autant se montrer plus conciliants en retour.

La loi pour sortir le pays de l'UE, forte de huit articles sur les 27 au total présentés par le gouvernement, est destinée à abolir le Code de la loi de 1972 qui avait incorporé la législation européenne au droit britannique, et à créer de nouvelles règles en termes de commerce, immigration, pêche ou encore agriculture. Les deux parties se sont accordées sur le calendrier, la structure et les priorités des discussions.

A Bruxelles, Theresa May n'a pas formellement démenti mais a réagi avec une formule très anglaise: "Ce n'est pas ce dont je me souviens". Nous sommes déterminés à conserver l'unité des 27 comme elle a été jusqu'à présent. D'ailleurs, personne n'a réagi lorsque la Première ministre a soumis son offre.

Selon un diplomate européen, qui prévoit une prise de parole courte, il n'est toutefois "pas question d'engager une discussion, encore moins une négociation".

"Le chancelier autrichien, Christian Kern, s'est aligné sur l'attitude attentiste d'Angela Merkel".

La Premier ministre conservatrice interviendra pendant le dîner jeudi soir.

Mme May a résisté aux multiples appels à la démission depuis cette élection ratée mais les médias bruissent de rumeurs sur son possible remplaçant: le ministre chargé du Brexit David Davis ou celui des Affaires étrangères Boris Johnson?

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