Un ex-assistant parlementaire dénonce un système d'emplois fictifs — MoDem

Une large majorité pour un départ de François Bayrou du gouvernement
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 IROZ GAIZKA

Une large majorité pour un départ de François Bayrou du gouvernement AFP Archives IROZ GAIZKA

Florence Parly, 54 ans, a été nommée ministre des Armées en remplacement de Sylvie Goulard, qui a demandé à ne pas appartenir au nouveau gouvernement. Ce dernier, cité dans les affaires de soupçons d'emplois fictifs des assistants parlementaires de son parti au Parlement européen, a démissionné mercredi matin, à l'instar de ses collègues et camarades de parti, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Rester, c'était pour François Bayrou et Marielle de Sarnez prendre le risque d'apparaître moins vertueux que la ministre des armées. Stéphane Travert (ex-PS) hérite de l'Agriculture et Nicole Belloubet, qui fut socialiste mais siégeait au Conseil constitutionnel, se voit confier le ministère de la Justice. Depuis lundi et l'annonce du départ de Richard Ferrand, qui briguera la tête du groupe LREM à l'Assemblée, Emmanuel Macron s'est tenu à distance des rebondissements politiques qui ont précédé l'annonce du remaniement. Manière de signifier que l'alliance avec le parti centriste est toujours d'actualité malgré l'enquête qui vise le parti autour des conditions d'embauche et de rémunération de ses attachés parlementaires européens.

Si l'affaire est d'autant plus embarrassante que M. Bayrou qui a piloté un projet de loi qu'il a présenté la semaine dernière sur la moralisation de la vie publique, un des chantiers prioritaires du chef de l'Etat après une campagne présidentielle entachée par les affaires, pour le Président Macron c'est apparemment du pain béni et une occasion inespérée de pouvoir se débarrasser d'un allié, certes, mais combien encombrant. Le parti politique est au coeur de la polémique après une affaire qui fait grand bruit.

C'est un énorme faux pas pour le nouveau Président, qui traverse, un mois après la formation de son gouvernement, sa première crise politique grave. Selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, 57% des Français ne souhaitaient pas qu'il reste au gouvernement. Lorsque François Bayrou pénètre dans l'amphithéâtre Jean-Lecanuet, au siège du MoDem, à Paris, mercredi 21 juin, la mine grave, légèrement voûté, pour expliquer à la presse pourquoi il a décidé de ne plus faire partie du gouvernement, le temps semble faire un saut en arrière. Le maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) s'était déjà distingué en avril lors des investitures pour les législatives en contestant les choix d'Emmanuel Macron.

Aussi ce n'est pas un hasard si aucune des deux secrétaires d'état nommées (MoDem) ne sont pas d'anciennes députées européennes. "Ce sont deux engagements passionnants", a confié mardi Mme de Sarnez au Parisien.

Le deuxième gouvernement composé par Edouard Philippe, lui-même issu de la droite, devrait "être équilibré" et se composer "de gens qui viennent de la droite, de la gauche, du centre, des gens dont la légitimité ne résulte pas d'un engagement partisan", avait promis le Premier ministre.

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