" "Le départ de Bayrou du gouvernement " simplifie la situation " — Castaner

Jusqu'à dessiner un système de financement illégal et pointer en creux la responsabilité de François Bayrou lui-même, président du MoDem rallié à Emmanuel Macron, nommé garde des sceaux le 17 mai. "Je donnerai une conférence cet après-midi à 17H00", a déclaré le président du MoDem sans donner davantage de précisions à ce stade.

Fort de sa large victoire aux élections législatives, qui se traduit par l'entrée de 308 députés LREM à l'Assemblée nationale, le couple exécutif n'envisageait jusqu'à ces derniers jours qu'un remaniement technique, "à la marge".

Christophe Castaner, qui pronostiquait encore lundi matin que ce remaniement ne "sera (it) pas d'ampleur", assure qu'il n'est pas "inquiet" non plus des conséquences de l'affaire Business France pour Muriel Pénicaud.

Il a précisé qu'il avait proposé sa démission de son poste de ministre à Emmanuel Macron dès l'ouverture de l'enquête préliminaire par la justice car il savait, dès lors, que cette affaire allait dégénérée dans les médias.

Du côté de l'Elysée et de Matignon, on faisait profil bas. Les temps partiels qui étaient financés par l'Europe servaient les ambitions de François Bayrou.

Selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, une majorité de 57% de Français ne souhaitait pas que le ministre de la Justice reste au gouvernement.

"Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs", a-t-il poursuivi, alors que son parti est sous le coup d'une enquête préliminaire du parquet de Paris pour "abus de confiance et recel de délit" afin de déterminer si le mouvement centriste avait salarié des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens.

C'est un énorme faux pas pour le nouveau Président, qui traverse, un mois après la formation de son gouvernement, sa première crise politique grave.

Levant un coin de voile sur la composition de sa nouvelle équipe, Edouard Philippe avait glissé mardi qu'il n'était "pas impossible" qu'elle comprenne de nouveaux membres appartenant aux Républicains (LR).

"Les Français ont indiqué beaucoup plus fermement que ce qui prévalait jusqu'alors quils souhaitaient ne pas être embarrassés par le soupçon, ne pas être embarrassés par la tonalité des 'affaires'", a dit le Premier ministre Edouard Philippe.

Je n'accepte pas de vivre sans liberté de parole.

Marielle de Sarnez avait suggéré mardi qu'elle pourrait quitter le gouvernement pour prendre la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.

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