Le gouvernement pourrait assouplir la réglementation — Pesticides

Laurent Neumann

Laurent Neumann

Ce lundi 26 juin, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a confirmé une information de RMC selon laquelle la France doit revenir sur l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles.

Une interprétation immédiatement contestée par Nicolas Hulot, qui, dans un tweet en réponse à ces propos, affirme que "les interdictions de néonicotinoïdes", notamment, "ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens".

Aujourd'hui, la législation française va, sur l'interdiction des pesticides, plus loin que le cadre fixé par l'Europe.

Ce fidèle d'Emmanuel Macron revendique ainsi une position "pragmatique": s'il admet que "ce qui est mauvais pour les abeilles est mauvais pour l'homme", le ministre juge cependant que "nous devons pouvoir donner des dérogations à des produits qui n'ont pas de substitut, lorsqu'on est dans une impasse technique".

Pourtant, selon Stéphane Travert, il s'agit donc bien d'un retour sur l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes.

Interrogé par RMC, Nicolas Hulot a fermement démenti, expliquant que le texte révélé par la radio n'était "plus d'actualité".

Sur le plateau de BFMTV, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, a justifié cette volonté dans la mesure où ces mesures de prévention "excèdent les normes européennes". Des dérogations peuvent être accordées jusqu'en juillet 2020 pour l'utilisation d'un certain nombre de néonicotinoïdes. Je veux travailler sur ce projet avec Nicolas Hulot, pour que nous soyons en phase. Elle réaffirme son "soutien et sa confiance en Nicolas Hulot pour empêcher toute régression".

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