Le point sur les derniers évènements — Affaire Grégory

Ce rebondissement intervient trente-deux ans après le meurtre du garçonnet, âgé de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, dans les Vosges, le 16 octobre 1984.

Le puzzle avance dans l'affaire du petit Grégory, mais de nombreuses pièces restent manquantes. AFP Reproduction d'un extrait d'une lettre du corbeau à la famille Villemin. Le lendemain, ce sont les parents de Gregory Villemin qui reçoivent une lettre, elle aussi anonyme, sur laquelle il est écrit: "Ton fils est mort".

Après que Christine Villemin, la mère de Grégory, eut elle-même été inculpée du meurtre, larrêt de la chambre de linstruction de la cour dappel de Dijon qui la innocentée en 1993 concluait à propos de Bernard Laroche: "Il existe contre (lui) des charges très sérieuses davoir enlevé Grégory Villemin ". "Jean-Jacques Bosc a également précisé que ceux qui ont participé à l'enlèvement du petit Grégory sont bien " les auteurs du crime ".

Marcel et Jacqueline Jacob ont été déférés au parquet général de Dijon, mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" et placés en détention provisoire ce vendredi. Certes, après plusieurs décennies d'impasses, l'enquête est relancée après les mises en examen hier pour enlèvement et séquestration suivie de mort de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de la victime.

Trois membres de la famille du petit Grégory Villemin ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'enfant.

L'avocat de M. Jacob a jugé "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple", alors que la justice "n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre.

"Au micro de France Info, elle explique également son incompréhension "(Si c'est avéré), je me demande comment ils ont pu vivre 32 ans comme ça, pu se regarder dans une glace, vivre leur vie comme ils faisaient, tout à fait normalement, avec un secret comme ça". L'enquête, dont les investigations n'ont pas cessé depuis 2008, n'a pas réellement révélé d'éléments nouveaux. "Je ne comprends pas", a-t-il déclaré à l'AFP.

Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvé des notes du suspect dans lesquelles il affirme qu'il n'est pas le meurtrier de l'enfant, selon une source proche du dossier. Mais les déclarations confuses, incomplètes, hier, du procureur général de la République de Dijon ne laissent pas présager un proche dénouement de l'affaire. Les grands-parents (Monique Jacob et Albert Villemin) ont été entendus cette semaine en audition libre.

Marcel Jacob et Michel Villemin étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect dans l'affaire, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin. A cette heure-ci, une seule chose est certaine: "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime ", d'après les dires de Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, ont orienté les soupçons sur Jacqueline Jacob. La justice constate "une similitude importante des termes " utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.

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