Quel avenir pour le gouvernement Édouard Philippe II ?

Le remaniement imposé à Emmanuel Macron vire au casse-tête

En trois jours Emmanuel Macron a perdu quatre membres du gouvernement sur fond d'affaires judiciaires. Charge à lui de gérer cette séquence

Cette fois ci, le Président et le Premier ministre sont au milieu de la photo.

Avec celui-là, c'est pour la vie.

La nouvelle équipe a "vocation à durer longtemps (.) et à contribuer à la réussite de ce quinquennat", a souligné le chef de l'État, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Près de six Français sur dix déclarent avoir une "bonne opinion " d'Emmanuel Macron et de son Premier ministre Edouard Philippe, un niveau de popularité en légère baisse un mois après leur entrée en fonctions, selon un sondage BVA publié ce mercredi.

Emmanuel Macron tient beaucoup à son image. L'idée avait été émise le matin par le député LR Thierry Solère, qui proposait de supprimer cette immunité pour les députés. Dans ces nouvelles têtes, on retrouve Nicole Belloubet qui aura la lourde tâche de porter le flambeau du tumulteux François Bayrou au ministère de la justice, Florence Parly remplace elle Sylvie Goullard au ministère des armées, Nathalie Loiseau prend place au ministère des affaires européennes pour faire oublier Marielle De Sarnez, Stéphane Travert s'installe au ministère de l'agriculture pour remplacer Jacques Mézard qui s'en va au ministère de la cohésion des territoires laissé par Richard Ferrand. À l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a assuré que "si les parlementaires souhaitent retirer cette protection-là", l'exécutif "ne s'y opposera pas".

"M. Macron s'est servi de M. Bayrou pendant la campagne présidentielle et, maintenant qu'il a une majorité sans le MoDem, il le jette comme un vieux torchon", a raillé Marine Le Pen, présidente du parti d'extrême droite Front national (FN), battue par Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. Un "contexte politique particulier", a reconnu Emmanuel Macron, selon qui le second tour de l'élection législative "a marqué une confirmation forte de la volonté de changement des Français" mais aussi leur "espoir" et leur "attente" à l'égard du nouveau gouvernement. Pas d'autre choix pour les ramener vers les urnes que d'agir, donc, mais surtout d'obtenir des résultats.

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